A quoi ressemble un passeport après un tour du monde ?

La réponse en images avec le passeport de Loïc !

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Vous remarquerez les couleurs quelque peu délavées de certains visas… Ce n’est pas la faute à un trek pluvieux, non, non !

C’est tout simplement le résultat d’un petit tour dans la machine à laver de Valérie à Nouméa… Loïc avait eu la bonne idée de laver son sac photo ! En oubliant les passeports et son permis de conduire à l’intérieur.

Grosse angoisse sur le moment : allions-nous pouvoir franchir la douane ?! Et grosse colère pour Noémie aussi !

Loïc a donc passé sa soirée à glisser du papier toilette entre chaque page, puis à sécher délicatement au sèche cheveux les passeports… Le lendemain, il a fait la tournée des administrations de Nouméa pour vérifier que les données électroniques étaient encore lisibles : pas de machine pour les lire à la mairie de Nouméa et à la police mais des fonctionnaires qui nous invitent à changer d’urgence de passeport ! Heureusement, la police aux frontières nous a rassurés, notre passeport était lisible, ouf !

Sur le coup, nous avions été bien stressés… Mais près d’un an après cet événement, il reste comme l’une des meilleures anecdotes du voyage !

Vous voyez, il est bien rempli ce passeport… Mais il nous reste encore plein de pages à tamponner !

L’Ouest de la Grande Terre – Bilan de la Nouvelle-Calédonie

Du lundi 30 décembre 2013 au jeudi 2 janvier 2014

Suite de notre road trip sur le caillou !

Lundi, nous reprenons la route pour Nouméa et faisons le plein de courses au supermarché. Nous pique-niquons à Dumbéa au bord de la rivière et, après une courte sieste, roulons vers le Nord en longeant la côte Ouest. Nous sommes désormais en « brousse » comme disent les Calédoniens. C’est le pays des éleveurs de chevaux et des cerfs (prononcer le « f ») dont la chasse est un divertissement fort apprécié ici. On en fait d’ailleurs un très bon saucisson.

Nous campons sur la presqu’île d’Ouano, face à la mer, sur une aire gratuite aménagée par la commune sans eau ni sanitaires.

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Notre emplacement de camping…

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La vue au réveil depuis la tente !

CIMGP7563Le 31 décembre, nous poursuivons notre chemin avec pour objectif de trouver un joli coin pour passer le cap de la nouvelle année. A La Foa, nous nous régalons d’un porc au sucre et d’une tarte banane-goyave à un snack de bord de route. La cuisinière et un client, tous deux Caldoches (c’est-à-dire Calédoniens depuis plusieurs générations) nous donnent quelques indications. Ils nous amusent à se moquer des « métropolitains fonctionnaires et de leur prime » même si l’on sent qu’il y a derrière l’humour une réelle exaspération face à ces gens.

Nous repartons toujours en quête de l’endroit parfait pour passer le réveillon. Le lagon à Bourail nous paraît idéal et nous plantons la tente face à l’eau au camping familial de Poé. Après avoir profité de la plage et du dernier coucher de soleil de l’année, nous nous attelons au menu du réveillon : fruits sec et saucisson de cerf pour accompagner un punch coco calédonien puis boulgour au thon et à la sauce tomate. Et oui, nous n’avons qu’un petit réchaud à gaz alors nous ne pouvons pas nous lancer dans un grand festin ! Nous sommes tellement fatigués par nos derniers jours de voyage (et par le punch coco) que nous nous endormons avant minuit. La frénésie du camping nous réveille et nous passons à 2014 dans notre petite toile de tente, dix heures avant tous nos proches en métropole.

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Dernier coucher de soleil de l’année à cinq mètres de la tente !

Nous profitons pleinement de la première journée de l’année. Loïc se baigne tôt le matin pour saluer les poissons et nous nous baladons ensuite en compagnie de Lolo, un gars rencontré au camping qui travaille au parc naturel des Grandes Fougères, que nous n’aurons malheureusement pas le temps d’aller admirer. La côte ici est dentelée de belles falaises, notamment la Roche Percée et son « bonhomme » de pierre qui s’est effondré il y a quelques mois. La baie des tortues avec ses pins colonnaires porte bien son nom car nous en observons nager avec grâce du haut des falaises. Cette belle journée du 1er janvier 2014 a été parfaite !

CIMGP7583 CIMGP7578 CIMGP7595 CIMGP7601 CIMGP7599Jeudi 2 janvier. Nous faisons une halte au cimetière militaire néo-zélandais. Les soldats qui reposent ici ont été tués au cours d’opération lors de la Seconde Guerre mondiale. De nombreux camps d’entraînement furent en effet établis dans la région de Bourail à partir de 1942.

CIMGP7604 CIMGP7602Nous poursuivons notre route par la transversale qui traverse l’île d’Ouest en Est. Les montagnes sont creusées de mines de nickel. De l’autre côté, nous retraversons l’île après avoir emprunté la surprenante « route à horaires ». Il s’agit d’une piste que les voitures empruntent dans un sens les heures paires et dans l’autre les heures impaires car elles ne peuvent s’y croiser. Il faut donc y arriver au bon moment si on ne veut pas attendre !

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Le tas de 5 ananas pour 8€ !

L’après-midi, nous allons nous éclater à faire de la tyrolienne à Païta. Nous sommes suspendus à près de 100 mètres au dessus du vide sur des descentes de plus de 300 mètres de long. Sensations fortes garanties !!

Nous rentrons à Nouméa grisés par cette semaine, à temps pour admirer le feu d’artifice de la ville tiré à l’occasion du nouvel an (voir message précédent).

Bilan de la Nouvelle-Calédonie :

Bien que beaucoup moins célèbre que la Polynésie Française, la Nouvelle-Calédonie évoque d’emblée dans l’imaginaire collectif le « paradis ». Qui n’a pas rêvé face à une plage de sable fin bordée de cocotiers et léchée par des vaguelettes d’eau turquoise ? Nous avons adoré nous retrouver face à ces paysages de cartes postales et de publicités. En plus, la Nouvelle-Calédonie est beaucoup moins touristique que Tahiti ou Bora Bora, bien qu’autant éloignée de la métropole. A part les voisins Australiens et Néo-Zélandais et quelques Français venus pour la plupart voir des proches, le caillou reste à l’écart d’un tourisme de masse. Tant mieux : les sites y sont d’autant mieux préservés et appréciés par les chanceux (nous !) qui peuvent y accéder. En outre, comme nous l’avons déjà souligné, le gros avantage de la Calédonie par rapport aux autres îles « paradisiaques », c’est son énorme potentiel « montagne » : randonnées, parapente, rafting, canoë, vtt… des tas de sports de plein-air peuvent y être pratiqués. La contre-partie de ce côté « à l’écart du tourisme de masse », c’est qu’il est parfois difficile de pratiquer ces activités, pour peu que l’on se décide au dernier moment : il faut presque systématiquement réserver et parfois même plusieurs jours à l’avance, notamment dans les restaurants. Donc si vous venez visiter le caillou : planifiez bien votre voyage et organisez-vous !

Pourtant, derrière l’image de carte postale, se cache une réalité toute autre pour les résidents. Le fait d’avoir été logés chez Valérie qui a toujours vécu ici et d’avoir discuté avec bon nombre de personnes (métropolitains, Caldoches et Kanaks) nous a permis d’appréhender quelque peu le quotidien sur cette île qui est française sans vraiment faire partie de la France. Déjà, la vie est affreusement chère, la faute aux taxes sans cesse débattues par les politiques. Ce qui est surprenant c’est de constater que les produits de marque « Carrefour » comme l’eau venue du Mont-Dore (en Auvergne, à plus de 15000 km de là) sont moins chers que les produits locaux comme l’eau « Mont-Dore » (à 10 km de Nouméa). Cherchez l’erreur… Surtout, la Calédonie doit faire face à un contexte social parfois houleux. Les quatre communautés (Kanaks, Caldoches, Wallisiens et métro) se mélangent peu et le regard qu’ils se portent les uns envers les autres est souvent négatif. Combien de fois avons-nous entendu que « les Kanaks sont très gentils mais il faut se méfier », qu’ils ont « un réel problème avec l’alcool »… Loin de nous l’idée de porter un jugement sur ces remarques. Nous ne pensons pas qu’il s’agisse de racisme mais on doit reconnaître que presque toutes les personnes croisées pendant notre séjour portent un regard négatif sur les Kanaks. Combien de fois nous a-t-on dit de ne pas emprunter telle ou telle route et de ne pas nous arrêter dans tel village ? Les tensions sont réelles et à l’approche du nouvel an, les craintes fondées, il suffisait d’allumer la radio pour s’en rendre compte. Derrière tout cela se cache un profond besoin de reconnaissance de la part des Kanaks qui se sentent lésés par les « Français ». Nous mettons des guillemets car ils sont eux-mêmes français mais ce n’est pas l’impression qu’ils nous ont donné : la plupart arborent fièrement les couleurs du drapeau indépendantiste de la Kanaky . Beaucoup d’entre eux se sentent encore colonisés. La question de l’indépendance est récurrente et pourtant le référendum de l’été prochain penche plutôt pour une Calédonie qui resterait française (au regard des proportions de votants par rapport à chaque communauté, ce n’est pas étonnant). Le « vivre ensemble » ne va pas de soi et c’est le principal problème que tentent de gérer les instances politiques de l’île (avec le coût élevé de la vie). A noter que la Calédonie a un statut totalement original au sein de l’outre-mer français. Ce n’est pas un DROM (Département et Région d’Outre-Mer – les DOM-TOM n’existant plus depuis 2001) comme la Guadeloupe par exemple mais un POM (Pays d’Outre-Mer) avec une marge de manœuvre beaucoup plus large.

Quoiqu’il en soit, nous sommes très heureux d’avoir pu découvrir quelques aspects de ce territoire riche en couleurs et nous ne pouvons que souhaiter à tous les habitants de la Calédonie un avenir plus serein. Nous tenons surtout à remercier nos amis Valérie et Lionel pour leur accueil qui nous a fait chaud au cœur.

Nous partons maintenant encore plus au Sud, encore plus loin de l’Europe : en Nouvelle-Zélande ! Peut-être allons-nous croiser un hobbit ?!

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Le Sud de la Grande Terre

Du vendredi 27 au dimanche 29 décembre 2013

Le « caillou » ne se résume pas à des plages de sable fin, eaux turquoises et poissons tropicaux ! L’intérieur des terres recèle en effet de paysages époustouflants. Pour les découvrir, nous louons une voiture et embarquons la toile de tente. Cap tout d’abord vers le sud et la région de Yaté, où se trouve une formidable réserve naturelle : le Parc de la Rivière Bleue.

Dès que l’on quitte les faubourgs de Nouméa, on se retrouve plongé dans des paysages vides d’hommes, aux reliefs et aux couleurs surprenantes. Le bleu de l’eau laisse ici place au rouge et à l’ocre de la terre dont la couleur caractéristique est liée à la présence d’oxyde de fer. Ce sol, c’est la latérite. Outre le fer ; le chrome et le fameux nickel qui font la richesse du territoire le composent. Cette terre contient très peu d’éléments nutritifs. Les plantes qui poussent ici sont donc des espèces qui ont dû s’adapter. D’ailleurs, 95 % d’entre elles sont endémiques, c’est-à-dire qu’elles ne poussent qu’en Nouvelle-Calédonie ! Vous ne les verrez nul part ailleurs ! Fascinant, non ?!

CIMGP7300Arrivés au Parc de la Rivière Bleue, nous laissons notre petite voiture sur le parking (elle n’a pas le droit de venir avec nous !) pour prendre une navette jusqu’à l’aire aménagée pour bivouaquer. Au début, le paysage est très sec et la végétation basse. Nous longeons le lac artificiel de Yaté, formé en 1958 par la construction du barrage du même nom. Des troncs nus et blancs sans végétation surgissent de l’eau. Ce sont les restes d’arbres au bois imputrescible inondés lors de la mise en eau du lac artificiel. Ils forment désormais l’étrange paysage de la Forêt Noyée.

CIMGP7304 CIMGP7308Tout à coup, au détour d’un virage, nous nous retrouvons dans une forêt humide! On comprend mieux l’expression de « micro-climat » employée par le gardien du parc. C’est le domaine du cagou, l’oiseau emblème de la Nouvelle-Calédonie. Lui-aussi, vous ne le verrez nul part ailleurs : il est endémique. Étant une espèce rare, on ne s’imaginait vraiment pas en voir facilement. Pourtant, plusieurs de ces volatiles sont au bord de la route !! Gros comme une perdrix, le cagou porte une huppe sur la tête qui se hérisse lorsqu’il a peur. Il ne vole pas, niche au sol et ne pond qu’un seul œuf par an. Il est de ce fait très menacé. Il se nourrit d’insectes et de vers.

CIMGP7322Nous découvrons aussi le majestueux kaori, un arbre de la famille des conifères. Il y en a plusieurs dans le parc, notamment le Grand Kaori, dont le diamètre à la base du tronc atteint 2,50 mètres ! Il culmine à plus de 40 mètres de hauteur et est vieux de plus de 1000 ans.

CIMGP7337Nous camperons deux nuits près de la Rivière Bleue, dont l’eau si claire est très vivifiante ! Aucun poisson ne vit dedans à cause de la haute teneur en fer de l’eau, mais des petites crevettes s’y accommodent très bien !

CIMGP7338 CIMGP7427 CIMGP7429 CIMGP7348Pour découvrir l’environnement du parc, nous partons le lendemain pour une grande journée de randonnée. Quatre heures de marche pour aller nous baigner au pied d’une cascade de rêve puis quatre pour rentrer au camp. Nous sommes très fatigués mais enchantés par cette marche : flore unique, calme absolue (nous n’avons croisé qu’une famille dans la journée) et baignade très, très rafraîchissante !

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Plante carnivore appelée ici gourde des mineurs

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Un kaori, arbre dominant la canopée, de la famille des conifères

CIMGP7369 CIMGP7376 CIMGP7412 CIMGP7396 CIMGP7386Avant de quitter le parc le dimanche, nous demandons au conducteur de la navette de nous déposer à la Forêt Noyée afin de profiter pleinement de cet environnement unique.

CIMGP7436 CIMGP7440 CIMGP7441 CIMGP7445 CIMGP7448 CIMGP7453 CIMGP7451 CIMGP7460Nous retrouvons notre petite 107 et, après un dernier tour sur les pistes du parc, reprenons la route du sud, pour la petite bourgade de Yaté. La route longe le lac et serpente entre les montagnes de couleur vert-gris émaillé de rouge. Au sommet d’un col, l’Océan Pacifique se dévoile. Yaté est au bord de cette grandiose étendue marine et nous déjeunons face à l’océan.

Stitched Panorama CIMGP7496 CIMGP7497 CIMGP7500L’après-midi, nous partons admirer les chutes de la Madeleine. Les abords du site sont formés d’un sentier botanique bien aménagé.

CIMGP7502 CIMGP7508 CIMGP7515 CIMGP7521 CIMGP7525C’est au cœur de ce maquis minier que nous plantons la tente. Dur dur d’enfoncer les sardines !

L’île des Pins

Du mercredi 19 au dimanche 22 décembre 2013

Nous ne pouvions pas séjourner en Nouvelle-Calédonie sans passer quelques jours sur l’île des Pins, véritable paradis du bout du monde.

Stitched PanoramaNous embarquons à bord d’un très gros catamaran, le Betico 2, pour une traversée de 3h30 pendant laquelle le mal de mer pointe un peu le bout de son nez…

Chez Valérie, nous avons récupéré notre matériel de camping : nous lui avions envoyé par la Poste avant notre départ. Nous avons prévu de camper chez Emile, en baie d’Oro. Une navette nous dépose au restaurant « Chez Régis », où l’on peut déguster le plat kanak traditionnel, le bougnat. L’une des dames nous indique le chemin : « C’est tout droit ! » « Tout droit ?! Mais il y a un bras de mer face à nous ! » « Oui, oui ! Tout droit ! C’est de l’autre côté ! » Notre séjour sur l’île des Pins commence de façon épique ! Nous nous déchaussons et traversons l’eau en faisant bien attention aux sacs à dos…

CIMGP7214CIMGP6587De l’autre côté, un chemin conduit au Kougny, un restaurant de langoustes, et au domaine d’Emile face à la baie d’Oro. Il n’y a personne à notre arrivée, aucune tente. Finalement, un jeune homme arrive. C’est Antonin, le neveu d’Emile. Il nous propose d’installer notre tente où l’on veut et part nous chercher à manger (poisson et riz). On se consulte, le moment est important : on plante la tente face au lagon ou… face au lagon ?!

CIMGP6601Il faut quand même que l’on vous parle du site où nous sommes… Sous les cocotiers se trouve le petit camping avec son faré (maison commune), ses cases, sa cuisine et son petit bloc sanitaire. D’un côté, un chenal envahi par l’eau de mer à marée haute conduit à une piscine naturelle… De l’autre, les eaux turquoises de la baie d’Oro… Une étroite plage de sable fin et une vue à couper le souffle complètent ce décor idyllique. Nous empruntons les mots de la géographe Sylvie Brunel au sujet de Bora Bora pour décrire l’eau tant ils conviennent également parfaitement à ici :

Autour du faré miroite l’eau changeante du lagon. La qualifier simplement de « bleue » serait passer à côté des infinies variations de l’étendue marine qui, au fil des minutes et de la lumière, décline toute la palette des émeraudes, des turquoises et des outremers. Je passerais bien ma journée hypnotisée par les robes successives de la mer.

CIMGP6666 CIMGP6669Mais ce qui fait que ce paysage ne ressemble à aucun autre, ce sont les pins colonaires qui ont donné leur nom à l’île. Ils se dressent dans le ciel avec fierté et font la renommée des lieux.

CIMGP7157Nous faisons la connaissance de Justin, le frère d’Emile. Il nous apprend que ce dernier est décédé il y a quelques mois. La nouvelle de la disparition de ce personnage renommé de l’île nous peine. Justin n’entretient plus le camping mais laisse les campeurs venir. Nous ne pourrons donc pas profiter de la pêche au harpon ou des bons repas qui ont fait la réputation d’Emile.

Nous devons donc aller faire des courses ! Il n’y a que 2000 habitant sur l’île des Pins et le bourg le plus proche, Vao, est à 14 kms. Nous nous y rendons en stop! Pas le choix, il n’y a pas d’autre moyen de transport ! Il nous faut donc prévoir la journée car les voitures sont rares. Après avoir marché une demi heure sans avoir croisé de voiture vide un pick-up s’arrête enfin.

CIMGP6531Nous faisons nos courses dans une minuscule épicerie et déjeunons avant de découvrir le bourg. Ses habitants sont chaleureux : tous nous saluent, certains nous serrent même la main et discutent avec nous. Nous admirons la baie Saint-Maurice et ses célèbres totems avant de reprendre le stop pour rentrer. Au camping, nous avons été rejoints par Brice et Sébastien, deux serveurs venus de Nouméa.

CIMGP6547 CIMGP6570 CIMGP6564Pour notre troisième jour sur l’île des Pins, nous partons nous baigner dans la piscine naturelle. Bien à l’abri des vagues, nous pouvons admirer les milliers de poissons qui vivent dans cette eau cristalline. Mais avant tout il faut préparer le petit déjeuner !

CIMGP6530 CIMGP6628 CIMGP6964 CIMGP6948 CIMGP6925 CIMGP6941Nous retrouvons nos voisins de tente chez Régis, où nous goûtons au bougnat. Ce plat traditionnel kanak est composé de poulet ou de poisson agrémenté lait de coco, manioc, pommes de terre et tarot. Le tout est cuit à l’étouffée dans des feuilles de bananiers et enfoui sous terre ! Le résultat de cette « papillote » est plutôt savoureux !

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Le restaurant chez Régis…. les pieds dans l’eau!

CIMGP6683 CIMGP6688 CIMGP6685 CIMGP6687Pour digérer, nous marchons parmi les cocotiers puis la forêt en direction de la baie d’Upi. Avec ses gros rochers qui semblent posés sur l’eau c’est un cadre de rêve pour l’après-midi. Seulement, nous comprenons vite pourquoi il n’y a personne sur la plage : le sable est en réalité de la vase ! Mince !!

CIMGP6690 CIMGP6699CIMGP6859De retour au camping, nous motivons Justin à faire une salade de papayes vertes et un riz coco. Cuisiner puis dîner avec lui nous a permis de mieux connaître notre hôte. Il nous a parlé de sa vie (il n’est jamais allé plus loin que Nouméa), de son quotidien, des traditions kanaks… C’est un vrai plaisir que d’échanger avec lui. Si seulement il avait le courage de reprendre le camping ! On lui lancera l’idée plusieurs fois… mais il est trop paresseux pour ça !!!

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D’abord éplucher les cocos…

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Puis les rapper….

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Noémie se croirait presque dans Koh Lanta !

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Enfin faire cuire le riz avec le lait de coco fraîchement extrait.

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Sans oublier de préparer la salade de papayes vertes.

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Nous dégustons notre plat sous le lever de lune…

CIMGP6597Samedi, nous retournons passer la matinée à la piscine naturelle. Décidément, le chenal qui y mène est de toute beauté ! L’enchantement ne sera que de courte durée : une horde d’Australiens fraîchement débarqués de leur énorme bateau de croisière a envahi les lieux… Fini la quiétude !

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Toujours bien commencer sa journée avec un bon petit déj !

CIMGP6674 CIMGP6639Nous retrouvons la baie d’Oro pour le déjeuner. Nous avions réservé au Kougny pour déguster une langouste les pieds dans le sable. Quel bonheur !

CIMGP6965 CIMGP6967Nous enfilons de nouveau masque et tuba pour observer les fonds de la baie d’Oro. Algues et coraux font le bonheur de poissons tous plus colorés les uns que les autres. Loïc a même le privilège de voir une tortue, un requin léopard et surtout un requin pointe noire d’1m50 ! Que d’émotions !! Le squale curieux s’est approché de lui avant de partir tranquillement…

Stitched PanoramaPour le coucher du soleil nous décidons de retourner à la piscine naturelle et espérons ainsi éviter toute la foule de la journée. Les pins colonnaires semblent protéger ce lieu splendide si fragile.

CIMGP7066 Stitched PanoramaDimanche. Loïc part à l’aube profiter une dernière fois de la piscine naturelle en toute tranquillité. Nous disons au revoir à Justin et à son chien Bruni avec une pointe d’émotion. C’est l’une des rares fois depuis le début de notre tour du monde que nous sommes tristes à l’idée de quitter un lieu. Habituellement, nous sommes contents et curieux de la prochaine étape. Cette fois-ci, nous aurions beaucoup aimé rester plus longtemps dans cet endroit où le temps glisse doucement…

CIMGP7141 CIMGP7170CIMGP7192 CIMGP7207 CIMGP7209Avant de reprendre le Betico 2 pour Nouméa, nous passons la journée sur la plage de Kanuméra en compagnie de Brice et Sébastien. Là encore le lieu est paradisiaque. Nous y déjeunons, baignons et faisons du snorkeling.

CIMGP7224 CIMGP7217 CIMGP7218 CIMGP7238 CIMGP7233CIMGP7246La petite anecdote :

Au camping, nous étions souvent privés d’eau. La raison ? Le Méridien, hôtel de luxe situé tout près, pompe toute l’eau potable du coin… Motivés par Brice et Sébastien qui ont passé leur séjour à se faire passer pour des clients de l’hôtel afin de profiter des activités, nous sommes allés prendre nos douches (chaudes !) là-bas, près de la piscine, dans les vestiaires des clients !

Nouméa

  • Du samedi 14 au mardi 17 décembre 2013
  • Du lundi 23 au jeudi 26 décembre 2013
  • Du jeudi 2 au lundi 6 janvier 2014

La Nouvelle-Calédonie est une étape particulière pour Noémie. C’était pour elle un arrêt obligatoire ! Elle tenait en effet énormément à aller chez son amie Valérie, qu’elle connaît depuis l’âge de 13 ans. Elle s’était toujours promis qu’un jour, elle irait la voir. Le tour du monde était donc l’occasion ou jamais ! D’autant plus que les filles ne se sont pas vues depuis six ans et que depuis Valérie s’est mariée et a eu un bébé.

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La ville de Nouméa sur sa presqu’île.

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La barrière de corail classée à l’UNESCO

cIMGP7675 C’est donc avec beaucoup de joie que nous arrivons à Nouméa. Lionel, le mari de Valérie, vient nous chercher à l’aéroport et nous faisons connaissance. Valérie nous attend chez eux avec Kyle qui vient d’avoir un an.

Au-delà du fait que nous allons chez des amis, nous sommes un peu chamboulés à l’idée de nous retrouver en France après cinq mois de voyage et à 20 000 kms de Paris ! Rien que de voir les panneaux routiers nous fait tout drôle… Alors on ne vous parle même pas de la télé et surtout du pain, des viennoiseries et du fromage !!! D’ailleurs, le changement de régime alimentaire va vite se faire sentir au moment d’enfiler les pantalons qui seront étrangement moins lâches…

Avec ses 160 000 habitants en incluant les banlieues, Nouméa nous fait l’effet d’une ville de province. Commerces, administrations… lorsqu’on se balade dans les rues, on retrouve vite des points de repères. Mais à la différence des villes de métropole, Nouméa bénéficie d’une situation géographique hors du commun. Située sur une presqu’île, ses nombreuses baies bordées de cocotiers comme l’Anse Vata ou la Baie des Citrons offrent un cadre de vie particulièrement agréable aux Nouméens. Plusieurs points de vue en hauteur permettent d’admirer la ville au premier plan et l’Océan Pacifique en arrière-plan.

CIMGP6386_87_88_89_90 CIMGP6400_1_2_3_4Le climat de la Nouvelle-Calédonie permet au marché de la ville d’être riche en couleurs et en saveurs !

CIMGP6348A Nouméa, nous avons profité d’avoir un lieu fixe où vivre pour nous reposer, régler des questions administratives et travailler sur le blog. Partager la vie de famille de nos amis a été fort appréciable. Garder les mêmes repères quotidiens (surtout le même lit !) pendant plus de trois jours nous manquait ! Avec Valérie et sa sœur Stéphanie (que Noémie n’avait pas vue depuis sa première venue en métropole à 5 ans !) nous sommes allés à la plage mais notre meilleur souvenir tous ensemble sera sans aucun doute la journée de Noël passée à Kuendu Beach. Dégustation de foie gras, saumon fumé, salade de poisson, rochers coco, baignade et jeux de cartes étaient au programme pour ce Noël sous les cocotiers !

CIMGP7257 CIMGP7258 CIMGP7264 CIMGP7271 Pour les fêtes, la municipalité de Nouméa proposait plusieurs animations. Comme Valérie et Lionel habitent en plein centre, Place des Cocotiers, nous avons pu profiter de quelques unes comme un spectacle de danse wallisienne ou encore le traditionnel feu d’artifice du deux janvier.

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Place des Cocotiers depuis le balcon de Valérie

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Les Wallisiens forment une communauté forte en Calédonie où ils sont plus nombreux que sur leur île d’origine!

CIMGP7626 CIMGP7645Nous n’avons pas oublié les sorties culturelles avec notamment le centre Tjibaou qui expose des œuvres d’art kanaks.

CIMGP7279 CIMGP7286 CIMGP7287 CIMGP7290 CIMGP7292 CIMGP7293 CIMGP7298Noémie a aussi visité le musée de la ville et surtout le musée maritime. Ce dernier présente une superbe exposition sur l’expédition de La Pérouse qu’elle tenait absolument à voir. Cette expédition est devenue un véritable mythe tant sa disparition tragique suscite l’émoi depuis plus de 200 ans. En 1785, le roi Louis XVI charge le comte de La Pérouse d’effectuer un tour du monde visant à compléter les découvertes de James Cook dans le Pacifique. Il quitte Brest avec deux bateaux, La Boussole et L’Astrolabe, et des dizaines de scientifiques. Après trois ans de voyage, les navires disparaissent. Ils ont quitté Sydney en mars 1788 et n’ont jamais donné de nouvelles depuis, probablement pris dans un cyclone. La petite histoire raconte que le roi Louis XVI, juste avant de monter sur l’échafaud, aurait demandé « Avons-nous des nouvelles de Monsieur de La Pérouse ? ». En 1826, un explorateur anglais découvre des restes du naufrage sur l’atoll de Vanikoro aux Îles Salomon. Des indigènes lui parlent même d’un camp d’Européens installé sur l’île : des survivants ?! Il faut attendre les années 1960 jusqu’à nos jours, pour que de nombreux objets soient remontés du fond de l’eau. Les archéologues ont également fouillé le site du camp des naufragés. L’exposition est très bien faite et présente l’histoire avec beaucoup d’exactitude, en l’intégrant bien au contexte du siècle des Lumières.

L’un des moments fort de notre séjour à Nouméa est sans conteste notre sortie plongée. Loïc souhaitait mettre à profit son premier niveau fraîchement acquis et Noémie faire un baptême. Nous sommes partis avec un gros zodiac de l’autre côté du lagon, dans la passe de Dumbéa. Loïc a effectué deux belles plongées où il a pu notamment observer des requins, des bancs de barracudas, de carangues et de platax ! Noémie était moins à l’aise pour son baptême : gérer le matériel et contempler les fonds marins requiert un peu de pratique ! Et puis, elle a surtout eu le mal de mer…

Pour terminer en beauté notre séjour à Nouméa, nous sommes partis tous les cinq à l’île aux Canards, à dix minutes seulement en bateau-taxi de l’Anse Vata. Nous y avons pique-niqué et partagé la galette des rois (c’est Valérie la reine !). L’île est une réserve naturelle et l’on peut y admirer des récifs coralliens extraordinaires, encore plus beaux que ceux de Pemutaran à Bali. Et oui, ce n’est pas pour rien que la barrière de corail calédonienne, classée à l’UNESCO, est considérée par les plongeurs comme l’une des plus belles du monde avec la grande barrière d’Australie !

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Plage de l’Anse Vata

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Taxi-boat pour l’île aux Canards

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Vue sur Nouméa depuis l’île

CIMGP7658Nouméa a été notre « camp de base » pour découvrir les richesses de la Nouvelle-Calédonie, notamment l’île des Pins, le Sud et la côte Ouest, où nous sommes allés entre deux passages chez nos amis. A venir sur le blog !