A quoi ressemble un passeport après un tour du monde ?

La réponse en images avec le passeport de Loïc !

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Vous remarquerez les couleurs quelque peu délavées de certains visas… Ce n’est pas la faute à un trek pluvieux, non, non !

C’est tout simplement le résultat d’un petit tour dans la machine à laver de Valérie à Nouméa… Loïc avait eu la bonne idée de laver son sac photo ! En oubliant les passeports et son permis de conduire à l’intérieur.

Grosse angoisse sur le moment : allions-nous pouvoir franchir la douane ?! Et grosse colère pour Noémie aussi !

Loïc a donc passé sa soirée à glisser du papier toilette entre chaque page, puis à sécher délicatement au sèche cheveux les passeports… Le lendemain, il a fait la tournée des administrations de Nouméa pour vérifier que les données électroniques étaient encore lisibles : pas de machine pour les lire à la mairie de Nouméa et à la police mais des fonctionnaires qui nous invitent à changer d’urgence de passeport ! Heureusement, la police aux frontières nous a rassurés, notre passeport était lisible, ouf !

Sur le coup, nous avions été bien stressés… Mais près d’un an après cet événement, il reste comme l’une des meilleures anecdotes du voyage !

Vous voyez, il est bien rempli ce passeport… Mais il nous reste encore plein de pages à tamponner !

Quito – Bilan de l’Equateur

  • Mardi 23 juillet 2014
  • Du lundi 28 au mercredi 30 juillet 2014

Quito ! Dernière étape de notre tour du monde ! Cette ville nous semblait si lointaine jusqu’alors et nous y voilà… Le temps a passé tellement vite !

Nous prenons nos quartiers dans une petite auberge de jeunesse très agréable. Elle sera complète à notre retour d’Otavalo mais la gérante nous a orientés vers une autre auberge, encore plus sympathique ! Terrasses, salons, cuisine, salle internet et salle cinéma… tout est à disposition pour se détendre entre deux balades dans la vieille ville. Son nom : Casa Bambu.

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Petit déjeuner avec vue

Tout comme La Paz, Quito est perchée dans les Andes. Mais le visage de la ville est bien différent de celui de sa cousine de Bolivie ! Pour en avoir un aperçu, rien de tel qu’une petite grimpette sur les hauteurs. Pas besoin de se fatiguer, le TelefériQo nous emmène au sommet de la Cruz Loma, à 4100 m. C’est comme au ski ! D’en haut, la vue sur la capitale équatorienne est spectaculaire. La ville s’étend sur un axe Nord-Sud de plusieurs dizaines de km (la gare routière principale est par exemple à 18 km au Sud du centre !). L’architecture est harmonieuse, il y a peu de grands immeubles. C’est vue d’en haut que la ville révèle son atout principal, à savoir les montagnes environnantes. Tout autour de nous, ce ne sont que sommets enneigés qui jouent à cache-cache avec les nuages et collines verdoyantes qui ne sont pas sans rappeler l’Auvergne. Ces sommets, ce sont les grands volcans d’Équateur, dont le fier Cotopaxi, au cône parfait, qui nous rappelle le Fuji San au Japon ; la boucle est bouclée.

CIMGP5217 CIMGP5232 CIMGP5235Le second atout de Quito, c’est sa vieille-ville. L’UNESCO ne s’y est pas trompée : elle est la première ville classée au patrimoine mondial de l’humanité dans les années 70. Son dédale de ruelles pavées, ses maisons coloniales, sa belle place d’Armes et ses églises n’ont rien à envier aux villes péruviennes !

CIMGP5573 CIMGP5562 CIMGP5590 CIMGP5587 CIMGP5583 CIMGP5585 CIMGP5560 CIMGP5599Le mieux pour s’y balader c’est d’y aller le dimanche. La circulation est limitée aux seuls résidents et l’on peut donc y flâner en toute quiétude. Les habitants de la ville ne s’y trompent pas : beaucoup se retrouvent sur la place pour profiter du lieu. Mais ce sont les parcs qui font la préférence des familles !

CIMGP5518CIMGP5598La palais du gouvernement est renommé pour la décoration de ses salles. Sauf que nous n’avons jamais pu le visiter. Arrivés le matin, on nous dit que les visites commencent à 13h15. Nous revenons à 13h10, sauf qu’il n’y a pas de place avant 16h30 ! « Il fallait réserver sa place ce matin » nous dit-on… Nous nous consolons avec la maison du Maréchal Sucre, le héros de l’indépendance sud-américaine. Lui, on le suit depuis l’Argentine. Avec Bolivar et San Martin, il fait partie de ces hommes honorés presque religieusement pour leur lutte contre les Espagnols. D’ailleurs, la ville de Sucre en Bolivie, capitale constitutionnelle, tire son nom de cet homme. Et la monnaie de l’Equateur, avant la dollarisation, était le sucre ! Sa maison est une demeure coloniale typique, organisée autour d’un patio. La visite nous permet de découvrir le mode de vie d’une famille bourgeoise au début du XIXe siècle.

CIMGP5578Comme au Pérou, il faut payer pour visiter les églises et les photos sont interdites. Fidèles à nous-mêmes, nous économisons quelques pièces en les arpentant discrètement pendant les messes. L’église de la Compagnie de Jésus est l’une des plus belles de toute l’Amérique du Sud. L’or y est omniprésent, des murs au plafond en passant par l’autel. Il est mis en valeur par de délicates sculptures d’inspiration mauresque. L’extérieur, plus simple, ne laisse pas deviner autant de richesse.

CIMGP5575Nous déambulons ainsi avec plaisir dans les rues de Quito, découvrant belles maisons, parcs et places. Nous avons également été amenés à découvrir La Mariscal, le quartier chic et dynamique de la ville, entre deux courses au supermarché et achats de billets de bus. C’est un endroit beaucoup plus banal, aux immeubles sans charme particulier mais où de nombreux restaurants et bars sympathiques se trouvent. Il ne doit pas être si désagréable d’y vivre !

CP1130151C’est d’ailleurs ici que se trouve le Musée Amazonico (photos interdites !). C’est un musée géré par l’université dont l’objectif est de présenter les modes de vie des différents peuples de l’Amazonie. Des objets du quotidien (céramiques, armes, instruments de musique, vêtements…) côtoient des animaux empaillés le tout dans une ambiance sonore autant intéressante qu’agréable puisqu’il s’agit de chants indiens. Le clou de la visite est l’exposition concernant les Shuars, aussi appelés Jivaros, les célèbres réducteurs de tête ! Cette pratique visait à conserver les âmes des défunts, soit des ennemis, soit des grands chefs. Si vous êtes curieux de savoir qu’elle taille ferait votre tête une fois réduite, fermez le poing : elle aura cette grosseur. Nous apprenons comment faire une tête réduite (c’est plus fun qu’un cours de cuisine, non ?!). Il faut dans un premier temps enlever le crâne et le cerveau, puis coudre les yeux et les lèvres. Garnir les narines de paille pour conserver leur forme. Faites bouillir dans une infusion de plantes médicinales votre préparation en ayant pris soin de la fourrer d’une pierre pour ne pas que la tête se déforme. Faites sécher en accompagnant le processus de prières et votre tête est prête ! Vous pouvez la positionner au bout d’un pic pour les ennemis ou faire un joli collier de la tête de votre grand-père. Trêve de plaisanteries, nous faisons moins les malins en observant de vraies têtes réduites humaines mais aussi de paresseux ! Le musée présente en outre des panneaux explicatifs et des photos alertant sur l’exploitation pétrolière qui détruit leur cadre de vie. Passionnant.

CP1130130A Quito, il n’était pas envisageable de ne pas passer une journée à la Mitad del Mundo. Cette excursion est incontournable ! Vous ne savez pas ce qu’est la Mitad del Mundo ?! C’est tout simplement la ligne de l’équateur ! C’est la fierté nationale, le site touristique le plus visité du pays. Les Équatoriens en sont fans et s’y pressent en masse tous les week-end (nous y allons donc en semaine). Le trajet est un peu long (trois bus successifs aux multiples arrêts) mais nous débarquons enfin dans ce qui n’est pas qu’un simple monument mais une sorte de parc d’attraction. L’équateur passe donc en Équateur, c’est logique. Mais ce n’est pas le seul pays traversé par la ligne équinoxiale !

CIMGP5558Pourquoi lui et pas un autre porte ce nom ? L’histoire remonte au début du XVIIIe siècle. C’est l’époque des Lumières, où scientifiques et philosophes, assoiffés de connaissance, veulent tout savoir sur le monde. Newton émet l’idée que la Terre n’est pas parfaitement ronde. Elle serait aplatie aux pôles et présenterait un renflement au niveau de l’équateur. Les savants se divisent sur le sujet et il devient urgent de trancher. Le roi de France Louis XV envoie deux expéditions pour mettre fin au débat, l’une au pôle Nord, l’autre sur la ligne de l’équateur. Pour cette seconde expédition, dont le chef de file sera La Condamine, le choix s’est porté sur le Vice-Royaume du Pérou, possession de la couronne espagnole. Ici, l’équateur n’est pas au cœur de la jungle et les conditions climatiques permettent d’effectuer des mesures sans trop de problème. L’idée était de mesurer la taille d’un arc de méridien à l’aide de calculs de triangulation (les collégiens se demandent toujours à quoi sert le théorème de Pythagore, en voici une bonne application !). Une exposition située près de l’allée des savants présente d’ailleurs très bien l’expédition (normal : elle a été mise en place par l’ambassade de France !). Bon, cela n’a pas toujours été facile pour la petite bande de scientifiques : maladies, problèmes politiques et épreuves sportives (il a fallu faire l’ascension de plusieurs volcans à plus de 6000m !) ont compliqué la tâche. Mais finalement, il a pu être prouvé que la terre n’est pas parfaitement ronde et on en a profité pour tracer la ligne de l’équateur. Les relevés ont en outre permis d’établir le système métrique, qui deviendra officiellement notre unité de mesure pendant la Révolution. Les chercheurs ont aussi découvert le caoutchouc et la quinine ! Bref, un grand pas en avant dans la connaissance scientifique.CP1130114

CIMGP5520La ligne aujourd’hui est bien évidemment tracée au sol, en jaune, et donne lieu à une petite séance photos sympathique pendant laquelle nous jouons entre les deux hémisphères, au pied du monument commémoratif.

CIMGP5555 CIMGP5534 CIMGP5536 CIMGP5541Le hic, c’est que les scientifiques ont fait quelques petites erreurs de calcul… Et les GPS militaires ont découvert au XXe siècle que la ligne de l’équateur passe en réalité à 240m au Nord du monument ! C’est ballot mais c’est invisible sur les cartes, sauf à l’échelle de la région, et reconnaissons qu’avec les moyens de l’époque, la mission scientifique reste une vraie prouesse.

La « vraie » ligne de l’équateur, on peut bien sûr aussi marcher dessus ! En voilà une bonne occasion pour faire venir les touristes et débourser quelques dollars en plus ! A leur décharge, les propriétaires ont très bien exploité l’endroit et plus qu’un symbole, l’endroit est un petit musée des sciences où les guides, véritables Fred et Jamy équatoriens, vont nous faire faire tout un tas de petites expériences farfelues autour de l’équateur. Saviez-vous ainsi que nous pesons environ un kilo de moins à l’équateur ?! Qu’il est impossible de marcher sur la ligne sans trébucher ?! Qu’un œuf peut tenir sur un clou (essayez à la maison, c’est impossible) ?! Que le calendrier solaire est à double face car lorsque le soleil passe au zénith l’ombre change de côté ?!

CP1130128 CP1130135Ce que nous voulions le plus voir, c’est le « test de la baignoire ». Dans l’hémisphère Nord, le tourbillon formé par l’eau s’écoule vers la droite. Dans l’hémisphère Sud, il s’écoule vers la gauche ! Et sur l’équateur ?! L’eau coule tout droit, il n’y a pas de tourbillon ! La force de Coriolis s’annule. En plus de ces expériences rigolotes, l’endroit propose des explications sur les modes de vie des différents peuples d’Équateur.

Nous quittons donc Quito ravis de notre dernière étape du voyage. Mais nous ne prenons pas l’avion tout de suite pour Paris. Nous devons retourner à Lima pour cela et le trajet s’annonce interminable…

Bilan de l’Équateur :

Visiter l’Équateur n’était pas comme visiter les précédents pays du tour du monde. Nous avons pleinement profité de chacune de nos étapes mais nous avions moins ce sentiment d’évasion et de dépaysement que nous ressentions jusque là. La raison est simple : nous nous préparions à rentrer. Ce n’est pas avec peine et déception que nous pensions au retour, loin de là. Nous sentions que le voyage arrivait à son terme et il nous fallait penser à des détails pratiques comme la recherche d’appartement. La fatigue et l’envie de revoir les proches prenait souvent le dessus sur l’envie de visiter.

En Équateur, nous étions un peu en « vacances », à savoir que nous nous sommes offerts quelques gros extras. Nous avons cassé une première tirelire pour aller aux Galapagos, puis une deuxième tirelire avec l’hôtel chic de Puyo, une troisième pour l’excursion en Amazonie et une dernière dans un restaurant gastronomique de Quito ! Nous avons ainsi dépassé de beaucoup le budget alloué à l’Équateur… Mais rassurez-vous, nous ne sommes pas dans le rouge !

Pour revenir au fait que nous étions moins motivés sur la fin du séjour, il faut ajouter une autre cause, ce qu’on a appelé « l’effet Galapagos »….Cette semaine aux Galapagos a été tellement magique que tout nous paraissait fade ensuite (d’autant plus que le mauvais temps était de la partie). Chercher une chambre, prendre un bus, devenait d’autant plus pénible que nous étions « relax » dans les îles…

Malgré tout, l’Équateur reste un pays que nous avons beaucoup apprécié ! Les trois régions distinctes, « costa » (côte), « sierra » (montagne) et « oriente » (forêt), offrent chacune des possibilités qui régaleront les amateurs de nature. Ce n’est pas notre pays coup de cœur mais c’est une destination que l’on conseille volontiers à ceux qui veulent découvrir un pays andin mêlant traditions et héritage colonial sans subir la foule de touristes présents au Pérou !

C’est un pays andin mais qui finalement ne possède pas tant de similitudes que cela avec ses voisins. La société équatorienne est notamment très américanisée. Les « malls » (gigantesques centres commerciaux) fleurissent dans chaque grande ville, les taxis sont jaunes comme à New York, les banlieues sont envahies de quartiers sécurisés… et le dollar, monnaie désormais nationale couronne ce tableau. C’est dommage car on a le sentiment que la société équatorienne cherche à copier la société nord-américaine…

Les gens sont extrêmement sympathiques et accueillants. Mais par contre, ils ne sont pas du tout, mais alors pas du tout gastronomes ! Nous en avons raz-le-bol du poulet insipide accompagné de riz et de frites ! Il y a des milliers de variétés de pommes de terre dans les Andes mais on dirait qu’ils ne savent faire que des frites… La palme du déjeuner le plus original revient au “ceviche voquetero” de Puyo, littéralement “ceviche du camion-benne”… Il s’agit d’une montagne de chips de bananes accompagnées de maïs, oignons et tomates, le tout surmonté d’une boite de thon à l’huile ! Original.

CP1130005Pour oublier toute cette nourriture peu plaisante, nous nous sommes offerts un dîner au Zazu, qui est considéré comme le meilleur restaurant du pays. Le chef péruvien a fait ses armes dans un restaurant étoilé de Barcelone ! Bien sûr, nous étions très en décalage avec les autres clients, tous très chics. Mais cela ne nous a pas empêché de nous régaler et de fêter dignement notre dernier dîner à Quito !

CP1130140Il y a un peu moins d’un an, nous étions à Tokyo… Ce soir, nous quittons Quito, la boucle est bouclée ! Il nous faut à présent rejoindre Lima d’où décolle notre avion pour la France… Le retour approche… A suivre !

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Allez, c'est bientôt fini les recherches de logement !

Allez, c’est bientôt fini les recherches de logement !

Otavalo

Du mercredi 23 au samedi 26 juillet 2014

Après notre séjour dans la forêt amazonienne, nous sommes revenus à Puyo pour trois jours. De là, nous sommes partis pour Quito où nous avons fait une halte d’une journée. Nous vous relaterons notre séjour dans la capitale équatorienne, dernière étape de notre long voyage, dans le prochain article. Nous ne sommes pas restés à Quito car nous voulions d’abord aller à Otavalo. Un grand marché hebdomadaire s’y tient et nous ne voulions pas le louper. Quito attendra quelques jours !

Dans le bus pour Otavalo, nous sommes tellement happés par le film (une adaptation plus que médiocre du conte Jack et le Haricot Magique) que nous loupons l’arrêt ! Il faut dire que le bus ne s’est pas arrêté au terminal de la ville mais seulement au bord de la route et que le chauffeur s’est bien gardé de nous dire qu’on était arrivés à Otavalo. On ne pouvait pas non plus le deviner ! Ce n’est qu’après la fin du film, en tirant le rideau, que Noémie s’est aperçue que l’on quittait une grande ville. C’est Otavalo ! Vite, vite, arrêtons le bus ! Nous descendons en catastrophe au bord de la grande route et sautons dans un taxi pour le centre. Ouf, nous ne sommes pas allés trop loin !

CIMGP5245Le grand marché n’aura lieu que samedi. En attendant, nous voulons nous balader dans la région. Les montagnes verdoyantes et les grands volcans sont en effet un cadre très agréable.

CIMGP5236 CIMGP5238 CIMGP5241 CIMGP5271Ainsi, nous marchons au coeur d’une forêt d’eucalyptus (ça sent bon !) pour rejoindre El Lechero, un arbre sacré situé en haut d’une colline surplombant un lac. Bon, on a eu un peu de mal à trouver l’arbre en question ! Contrairement aux affiches que l’on avait vues à l’office du tourisme, il n’est pas isolé et il y a plein d’autres arbres à proximité ! Mais nous l’atteignons finalement après une courte marche d’une heure et demi. Le cadre, surplombant un lac dominé par un volcan est sympa mais nous ne pensions pas le coin si urbanisé.

CIMGP5242Autour d’Otavalo, il y a de nombreux lacs situés au fond de caldeiras d’anciens volcans. Nous avons opté pour la Laguna Cuycocha, à une vingtaine de kilomètres de la ville. L’immense étendue d’eau est entourée des anciennes parois effondrées du volcan. Au centre, deux îles d’origine volcanique émergent. L’une d’entre elle aurait la forme d’un cochon d’inde (« cuy » en espagnol), d’où son nom ! L’ensemble est dominé par le volcan Cotacachi, malheureusement dans les nuages aujourd’hui. Il paraît que c’est le volcan le plus actif d’Equateur !  Il est possible de faire le tour du lac en cinq heures. Plein de bonne volonté, nous avions mis le réveil à 6h30 en vue de cette randonnée. Sauf qu’il nous a été impossible de nous lever. Il y en a eu pourtant des réveils matinaux pénibles ! Mais cette fois-ci, notre organisme est en grève. Nous nous levons finalement vers 8h. Trop tard pour faire le tour du lac avant le déjeuner (nous n’avons rien pour pique-niquer et faire des courses nous retarderait encore plus). Et puis, nous n’avons plus le courage… Nous demandons donc à notre taxi de revenir nous chercher non pas dans cinq heures mais dans deux heures ! Nous allons nous balader un peu sur le sentier et profiter de la jolie vue. Finalement, nous ne marcherons même pas les deux heures, trouvant un coin agréable pour s’asseoir face au lac et parler du bilan de notre voyage, de nos projets futurs…

CIMGP5248 CIMGP5256 CIMGP5263Retrouvant notre taxi, nous lui demandons de nous conduire à Cotacachi, une petite ville tout près. Suivant les conseils du Guide du Routard, nous allons déjeuner dans une cantine tenue par une association de femmes du village. C’est comme à la maison ! La petite ville est renommée pour son artisanat du cuir, exporté dans le monde entier pour son excellente qualité. On y trouve en effet des vestes et des articles de maroquinerie superbes à un prix imbattable.

Le grand marché d’Otavalo a lieu tous les samedis. Il draine une foule de paysans venus vendre leurs bestiaux… et beaucoup de touristes curieux ! Ici aussi les gens portent le costume traditionnel ! C’est toujours un plaisir pour nous de découvrir ces tenues. Les femmes portent une longue jupe noire ou bleu marine et des espadrilles noires aux pieds. Leur chemisier coloré très froufroutant est retenu avec la jupe par une ceinture qui ressemble à celles vus à Guamote. Sur la tête, elles plient de diverses façons une sorte de couverture. Elles ont aussi des colliers et bracelets faits de dizaines de toutes petites perles. Les hommes ont un pantalon blanc, les mêmes espadrilles que les femmes et un poncho. Ils ont les cheveux longs, la plupart du temps tressés.

CP1130051 CIMGP5333 CIMGP5417 CIMGP5437 CIMGP5476 CIMGP5419Pour profiter du marché aux bestiaux, il faut y être vers 7h30. Les gens arrivent avec leurs animaux au bout d’une corde et les conduisent vers la section du marché appropriée.

CIMGP5288 CIMGP5291CIMGP5436L’un des souvenirs marquant de cette journée est le fond sonore qui l’accompagnait : les meuglements de la section bovine, les grognements des cochons, les aboiements et miaulements des chiots et chatons, le chant du coq et les tout petits piou-pious des poussins ! Sans oublier les cris des vendeurs ambulants. C’est le moment d’acheter un balai ou une amulette porte-bonheur !

CIMGP5311 CIMGP5314 CIMGP5318 CIMGP5347 CP1130080Vous le savez, on en a vu des marchés depuis notre départ il y a près d’un an. Le dernier marché aux bestiaux remonte à septembre dernier à Can Cau aux Vietnam. Mais il n’y avait que des bovins. Aujourd’hui, nous déambulons parmi tous les animaux de la ferme !

CIMGP5326 CIMGP5292 CIMGP5386 CP1130069 CIMGP5364 CIMGP5355 CIMGP5392 Nos préférés sont les canetons tout doux ! Toute la section « petits animaux » est d’ailleurs l’occasion de se prêter à une séance photos spéciale « calendrier des Postes » ! Choisissez le votre pour 2015 !

CIMGP5413 CIMGP5461 CIMGP5427 CIMGP5453 CIMGP5447 CIMGP5468 CP1130086 CIMGP5493 CIMGP5490A 10h30, les vendeurs et acheteurs commencent à rentrer chez eux. Il y a maintenant plus de touristes que de locaux sur le marché ! Il est temps pour nous de partir aussi. C’est à ce moment-là que l’on voit les bus de Quito arriver, remplis de touristes qui viennent voir le marché ! Malheureusement pour eux, ils ne verront pas grand chose du marché aux bestiaux… Mais ils pourront se consoler avec le marché artisanal qui envahit toutes les rues du centre-ville ! Toute la semaine, il se tient sur la bien-nommée « Place des ponchos ». Y entrer, c’est pénétrer dans un vortex inter-galactique dont on n’est pas sûr de ressortir ! C’est un vrai labyrinthe de poteries, bijoux, chapeaux, tissus… et autres cadeaux à ramener à la maison. Nous n’échappons pas non plus à l’éternel bonnet « andin » que l’on retrouve systématiquement depuis la Bolivie (c’est pour cela que nous ne l’appelons plus bonnet « péruvien » !). Nous déambulons parmi les étals, à la recherche de derniers petits cadeaux.

CIMGP5517Nous déjeunons à la gare routière (encore du poulet accompagné de riz et de patates !) et retournons tranquillement à Quito !

Petit dessert acheté directement dans le bus...

Petit dessert acheté directement dans le bus…

L’Amazonie : Sarayacu

Du mardi 15 au vendredi 18 juillet 2014

Nous avons rendez-vous à 8h30 ce mardi 15 juillet devant l’agence Papangu à Puyo. Là, un taxi nous attend pour nous emmener à l’aérodrome de Shell, à une dizaine de kilomètres d’ici. Shell, comme la compagnie pétrolière ?! Shell, comme la compagnie pétrolière… Quand les forages ont commencé en Amazonie, l’entreprise a créé cet aérodrome. La population s’est installée autour et la ville a pris officiellement le nom de Shell… L’or noir change tout ici, y compris la toponymie… C’est terrible.

Justement, nous avons rendez-vous avec des gens qui ont dit « non » au pétrole. La communauté kichwa de Sarayacu est le symbole de la lutte des peuples indigènes contre l’exploitation pétrolière et la déforestation. Ils promeuvent une autre forme de développement, plus humble, mais plus respectueux de la nature, le tourisme solidaire. Ils ont ainsi fondé l’agence Papangu qui permet à des gens comme nous d’aller à leur rencontre et de découvrir leur mode de vie. Nous avons été séduits par l’initiative qui nous permet d’aider directement la communauté et surtout de ne pas voir des indigènes qu’une pâle démonstration de folklore en compagnie d’un groupe de touristes comme nous l’ont proposé les agences de Baños. Nous souhaitons voir comment aujourd’hui, en 2014, on vit au cœur de la forêt. Quelles sont les activités ? L’organisation sociale ? Quels sont les liens entre  la ville et le village ? Quelle place la société occidentale a-t-elle prise sur les cultures traditionnelles ? Nous espérons trouver une réponse à ces questions et voir la forêt. Marcher au cœur de l’Amazonie de jour comme de nuit. Découvrir plantes et animaux. Ecouter les bruits qui nous entourent. Notre première expérience de forêt tropicale en Malaisie, dans le parc du Taman Negara, nous avait particulièrement plu, malgré l’humidité et la frayeur causée par l’attaque des sangsues ! Nous sommes heureux de retourner dans ce type d’environnement.

CP1120857A l’aérodrome, nos petits sacs sont chargés dans un Cesna. Nous emmenons une partie de notre nourriture et des colis pour les habitants de Sarayacu. Nous devons également emmener un brancard et du matériel médical. Une femme est en train d’accoucher et cela se passe mal, elle est en train de perdre son bébé. Elle doit de toute urgence être évacuée pour l’hôpital de Puyo…

Nous nous ratatinons à bord du petit avion et c’est parti ! La ville de Puyo et les petits villages alentours défilent à quelques centaines de mètres sous l’avion puis c’est la jungle. Dense, verte, elle s’étend à perte de vue, traversée par des rivières serpentant entre cette végétation qui semble vierge de toute présence humaine. Et pourtant il y a des hommes au sein de ce territoire inhospitalier : une maison traditionnelle kichwa émerge parfois de la forêt. C’est fascinant et troublant de se dire que nous sommes en train de survoler l’Amazonie. Nous sommes très émus et ne détachons pas nos yeux des fenêtres !

CIMGP4847 CP1120810Mais le vol est rapide. Une petite demi-heure plus tard, un petit village est en vue. Il est complètement perdu au milieu de la forêt ! Pour atterrir, une piste a été défrichée. On dirait plutôt un chemin ! L’avion est secoué dans tous les sens quand il touche le sol.

CIMGP4859Des gamins courent à notre rencontre et encerclent l’appareil, curieux. Quelques adultes se tiennent un peu plus loin. L’un d’entre eux vient à nous. C’est Juan, notre guide. Petit, trapu, il a de beaux cheveux longs d’un noir de jais brillant. Bien qu’habillé à l’occidentale, son faciès est typique des Indiens d’Amazonie tels que nous nous les représentions. Ici, personne ne porte de tenue typique pleine de plumes. Ils les gardent pour les fêtes ou lorsqu’ils vont en ville pour des revendications politiques (nous verrons des photos). Au quotidien, ils sont vêtus comme vous et moi. Certains peuples de l’Amazonie vivent encore sans porter de vêtements mais ils sont très loin d’ici, profondément enfouis dans la forêt et la plupart de ces peuples refusent tout contact avec la civilisation occidentale.

CP1120988Juan nous emmène voir sa famille. Nous sommes totalement déboussolés. Nous ressentons vraiment ce que l’expression « choc culturel » signifie. Il n’y a finalement que peu d’endroits dans le monde où nous avons tant été en décalage avec notre mode de vie. Les maisons sont de grandes cabanes ouvertes bâties en bois et bambou. Le toit est revêtu de feuilles savamment entrelacées. Nous apprendrons plus tard qu’elles ont une durée de vie d’une quinzaine d’années. A cause de l’humidité, elles pourrissent et peuvent s’écrouler sur elles-mêmes (cela arrive !). Il faut alors reconstruire une nouvelle maison. Des feux de bois sont entretenus à l’intérieur pour assécher au maximum la structure mais malgré cela l’humidité reste omniprésente. Nous sommes moites, nos vêtements sont continuellement humides et le soir, lorsque l’on se couche, les draps ne sont jamais vraiment secs. C’est très désagréable ! Nous dormons donc dans l’une de ces grandes maisons, qui nous est spécialement réservée. Le confort est spartiate. Chaque matelas est posé sur une planche de bois et surmonté d’une moustiquaire. Au sol, de la terre battue. Des toilettes et une douche (à l’eau de la rivière) sont à notre disposition.

CIMGP4860 CP1120852Pour rejoindre la maison commune de la famille Gualinga, il nous faut traverser une grande maison à étage en construction. Dessous sèchent d’énormes pots en terre cuite. Nous découvrirons dans quelques instantes à quoi ils servent…

CP1120847De là, nous arrivons dans la maison commune. C’est une grande case ouverte autour de laquelle sont disposés de très longs bancs taillés dans de gigantesques troncs d’arbres. Il y a une table au milieu. Deux ampoules nues au plafond reliées à un panneau solaire. Un grand et beau fauteuil sculpté en forme d’aigle trône face à cet ensemble. C’est celui du patriarche, un vieux monsieur de plus de 80 ans, le père de Juan. Pour l’instant, nous n’avons pas accès à cette salle. Juan nous a fait nous asseoir dans la cuisine attenante. Il y a un feu par terre et une petite plaque à gaz sur une petite table. A l’arrière, un évier dans lequel un tuyau d’eau (de la rivière) sert à faire la vaisselle. L’un des gros vases de céramique est installé dans un coin et les femmes s’affairent autour. Ce vase contient la chicha, la boisson indissociable des peuples de l’Amazonie. Elle est faite à base de manioc que les femmes mâchent et recrachent dans ce grand vase. On attend quelques semaines que le mélange fermente et on peut se régaler ! Cette boisson est un vrai moment de partage pour les hommes. Dès qu’ils reviennent à la maison, les femmes leur apportent une coupelle de chicha qu’ils se passent de main en main. Elles, elles ont tout le temps les mains dans ce gros vase,  pressant la bouillie pour en extraire le jus. Dès qu’un homme veut de la chicha, il fait signe à n’importe quelle femme qui passe par là (la sienne, sa belle-sœur, sa nièce) pour en avoir. Nous observons cela avec beaucoup d’intérêt mais nous sommes vraiment déstabilisés ! Juan nous fait goûter la chicha… Nous tentons par « curiosité ethnologique » (!) et pour faire plaisir à nos hôtes, très amusés de nous voir. C’est peu alcoolisé et pas très bon. Il y a plein de gens qui gravitent autour de nous. Nous avons du mal à repérer qui est qui. Beaucoup de gamins aussi, qui nous observent de loin. Nous sommes présentés à la sœur de Juan, Patricia et à leurs parents. La mère est toute rabougrie et bossue. Très sympathique, elle viendra souvent discuter avec nous et nous parler de sa famille. Le père lui aussi viendra nous voir à de multiples reprises pendant notre séjour pour s’assurer que tout se passe bien. Lui aura à cœur de nous parler de la perte des traditions et des valeurs de l’époque où il était jeune…

CP1120866 CP1120876Nous quittons la cuisine pour la grande maison commune. Nous sommes tombés en pleine « minga », une journée de travail communautaire. Tous les hommes du village se sont réunis pour couper du bois en forêt pour la famille et le rapporter ici. Nous sommes entourés de dizaines d’hommes qui sont tous assis sur les bancs autour de la salle. On nous demande de nous asseoir à table, en plein milieu ! On est hyper gênés et intimidés ! Notre repas nous est servi et nous devons manger tous seuls avec tous ces hommes autour de nous en train de boire la chicha. Eux, ils ne sont pas gênés comme nous. Ils discutent, ils rient… Pendant tout notre séjour ici, même si nous serons ensuite en comité plus restreint, nous mangerons tous les deux à cette table, seuls, alors que tout le monde vaque à ses occupations autour. Nous ne les verrons jamais manger !

Les frères de Juan vivent donc ici, dans des maisons à étage bâties autour de la maison commune.  Leurs femmes sont venues vivre avec eux après leur mariage. Les hommes passent leur journée ensemble dans la forêt à chasser ou couper du bois. Les femmes, de leur côté, s’occupent des innombrables gamins, du linge, des plantations de yuca, du repas et bien sûr de la chicha.

Juan nous emmène visiter le village. Il y a environ 2000 Kichwas dans la région mais seule une centaine vit dans le village de Sarayacu. Les maisons sont installées de part et d’autre de la rivière.

CIMGP4960Elles sont toutes bâties comme celle où nous logeons. Il y a peu de béton ici ! CP1120842CP1120845Sur la place du village, nous visitons la salle commune réservée aux réunions importantes des chefs de famille.

CP1120821Des phrases militantes prononcées par les représentants de Sarayacu lors de débats nationaux sont inscrites au mur. Toutes traitent des dégâts causés par l’exploitation pétrolière.

CP1120829Il y a une petite église mais le prêtre ne vient que deux fois par mois.

CP1120830Un poste radio est installé dans une petite cabane. Il y a continuellement quelqu’un pour servir de relais avec Puyo. Il y a aussi une petite salle internet ! C’est surprenant !

CP1120822Les ordinateurs et la connexion par satellite ont été installés par une ONG. C’est là que nous faisons connaissance de Samaï, la nièce de Juan. Elle parle un français parfait, à notre plus grand étonnement ! Et pour cause, sa maman est Belge. Elle est arrivée à Sarayacu il y a un peu plus de vingt ans dans le cadre de ses études sur l’environnement. Tombée amoureuse d’un gars du village, elle est revenue en Belgique, enceinte, avec son Indien de mari. Plus tard, ils sont revenus  vivre entre Sarayacu et Puyo. Leurs enfants sont allés d’abord à l’école du village puis en ville. Samaï vient de terminer ses études à Quito. Elle hésite à les poursuivre en Belgique mais elle est amoureuse d’un garçon du village… Bien sûr, elle ne nous a pas raconté tout cela lors de notre première rencontre ! Nous avons plus tard passé une matinée avec elle et nous avons appris tous les potins du village !

CP1120836Nous partons ensuite pour l’école. Comme il y a beaucoup d’enfants ici, elle est très grande ! Malheureusement, les vacances scolaire ont commencé il y a quelques jours. C’est dommage car Noémie aurait beaucoup aimé assister à la classe. Mais nous pouvons tout de même discuter avec les professeurs qui, eux, n’ont que quinze jours de vacances alors que les élèves ont deux mois ! Ils sont chargés de corriger les examens permettant de passer au niveau supérieur et de donner des cours d’été aux enfants qui ne les ont pas réussi. Il y a deux sessions de rattrapage par été. Impossible de passer dans la classe supérieure si on a échoué ! Au collège, nous rencontrerons aussi une professeur d’espagnol en train de préparer ses élèves à cet examen. C’est drôle car ils sont installés dehors (il fait trop chaud à l’intérieur) et elle leur fait classe tandis que son bébé tète son sein !

CP1120886Les professeurs nous apprennent qu’à la maison, les enfants ne parlent que kichwa. A l’école primaire, l’espagnol n’a qu’une place limitée dans les apprentissages. D’année en année, la tendance s’inverse et lors des dernières années de collège tous les cours sont en espagnol. Contrairement à ce que nous pensions, les jeunes ne sont pas trop tentés par la vie en ville. La plupart reste vivre à Sarayacu.

CP1120833Notre première journée a été riche en découvertes et émotions ! Nous passons la soirée à écouter Juan et son neveu, Jose-Luis, le demi-frère de Samaï, jouer de la guitare dans la grande pièce commune. Après dîner, nous partons marcher de nuit aux abords du village. C’est très étrange de marcher dans la forêt en pleine nuit noire. Et peu rassurant aussi quand on sait que nous marchons en pleine rivière et qu’il y a des serpents, parfois même des anacondas ! Noémie n’est pas du tout à l’aise pendant la « balade » et sursaute à chaque papillon de nuit qui la frôle. Juan lui dit qu’elle doit être forte si elle veut que la forêt la respecte. Sinon, la forêt prendra le dessus… Facile à dire ! Nous rentrons un peu déçus car Juan ne nous a pas montré d’insecte alors que c’est ce que nous voulions voir… Il s’est contenté de nous guider sans rien nous expliquer.

CIMGP4974 Ici, on vit avec le soleil. On ne se couche pas longtemps après la nuit tombée et on se lève très tôt ! Nous nous endormons avec les bruits de la nature : insectes et grenouilles. Ce sont les coqs qui nous réveillent, un peu trop tôt à nos yeux !

Le deuxième jour, Juan nous emmène en forêt pour une longue marche. Depuis le temps que nous attendions cela ! Il emmène un fusil (en cas d’attaque d’animal) et une machette pour dégager le chemin. Deux chiens nous accompagnent. Sauf que le plus jeune n’a pas encore l’habitude de la forêt ! Toute la journée il ne cessera d’avoir peur, hésitant à traverser un ruisseau, pleurant… au grand énervement de Juan !

CP1120885Naturellement, nous pensions que Juan allait nous montrer tout plein de plantes médicinales ou comestibles et des tas d’insectes étranges. Rien de tout cela. Il marche vite et ne nous attend pas toujours. Parfois il râle parce que nous sommes trop lents ! Il fait très chaud. Le taux d’humidité est très élevé et le terrain, boueux, est souvent en montée. Nous ne profitons pas vraiment et nous nous fatiguons vite. Heureusement que la beauté de la forêt et les bruits qui nous entourent égaient cette marche car sinon c’est une déception !

CP1120892 CP1120893Il faudra que l’on insiste pour enfin découvrir une « plante-shampoing » et des étranges colonnes d’argiles sculptées par une espèce d’araignée qui ne tisse pas de toile. Nous arrivons finalement à une carcasse de cabane. C’est là que Juan veut construire un lieu d’observation des tapirs. Tout de suite, il devient plus bavard et nous explique en long et en large son projet. Un peu plus loin, il nous conduit à un gigantesque arbre, un fromager. Il nous explique que c’est « son » arbre et que chaque homme kichwa en a un qui veille sur lui. Il allume une sorte de cigarette roulée dans une feuille de bananier et fait une fumigation autour de l’arbre en récitant une prière.

CP1120904Puis nous devons rentrer, toujours au pas de charge. Quel dommage de ne pas avoir plus appris sur l’Amazonie ! Nous n’avons vu aucun animal, ni singe, ni oiseau (on se doutait bien qu’on ne verrait pas de fauve !). La raison est simple : il n’y en a plus aux abords du village car les Kichwas les mangent.

CP1120906A notre retour, nous tombons sur José-Luis qui nous convie dans une grande maison un peu à l’écart des autres. C’est un lieu où sont effectués les rituels chamaniques. Il y a plusieurs sièges sculptés en beau bois.

CP1120915Là, il nous parle de tout plein de choses sur sa vie, ses projets, sa vision du monde et de la forêt. Il aimerait notamment développer sa culture de plantes médicinales pour les vendre. Nous lui posons beaucoup de questions sur la spiritualité des Kichwas, leur perception de la mort… José-Luis nous parle longuement et nous ressortons enrichis de cette conversation. C’est lui qui aurait dû être notre guide !

CP1120916Plus tard, Loïc lui montre des cartes postales de Paris ainsi que des photos de famille qu’il avait emmenées. A son tour, José-Luis allume son PC portable et montre ses photos. Le soir, alors que nous attendions avant d’aller se coucher, José-Luis veut nous offrir un petit souvenir de notre rencontre et nous fabrique à chacun un collier de plumes. En échange, Loïc lui donne un cours d’origami.

CP1120920 CP1120921Le jeudi était normalement notre dernier jour à Sarayacu. Nous devons rentrer en canoa, un petit bateau traditionnel aujourd’hui doté d’un moteur. Mais le niveau de l’eau est trop bas ! Nous rentrerons demain ! Nous ne sommes pas mécontents de passer une journée de plus au village. Juan, par contre, nous a plus ou moins laissé tomber. Il vaque à ses occupations habituelles. Nous passons donc la matinée avec Samaï et le reste du temps d’autres gens du village sont venus nous voir pour papoter. Les femmes de la famille nous ont présenté leur artisanat.

CP1120933 CP1120938Nous en avons aussi profité pour nous balader tous les deux autour du village, dans l’espoir de voir des insectes et des belles plantes. Les papillons ici sont magnifiques ! Surtout les Morphos qui sont immenses et d’un bleu étincelant !

CIMGP4951 CIMGP4930 CIMGP4917Après dîner, alors que nous profitons de la douceur de la soirée dans la salle commune, José-Luis s’affaire à préparer son fusil et des cartouches. Nous lui demandons s’il part à la chasse le lendemain. Il nous répond qu’un vieux du village est parti depuis plusieurs jours en forêt seul, sans chien, et qu’il n’est pas rentré. Il s’est probablement perdu. Le lendemain, il partira avec d’autres hommes le chercher. Nous allons nous coucher en pensant à ce vieil homme qui dormira seul dans la forêt une nuit de plus…

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Voici venu notre dernier lever à Sarayacu. C’est passé si vite ! Et pourtant, nous avons vécu tellement de choses ! Il est cinq heures du matin. Juan nous ordonne (vu le ton employé…) d’aller dans la cabane du chaman. Nous sommes intimidés en entrant car une dizaine de personnes est là, autour d’une grosse marmite. Il y a les hommes qui vont partir chercher la personne qui s’est perdue ainsi que plusieurs vieux du village. Nous nous faisons tout petits dans un coin. Ils parlent entre eux en kichwa et boivent une boisson tirée de la marmite. C’est une sorte de tisane aux herbes. Nous devons nous aussi en boire pour nous purifier avant notre départ. Nous n’avons pas très bien compris si ce rituel est régulier ou s’il est lié au départ des hommes dans la forêt. Toujours est-il que Juan nous dit qu’il a commencé à deux heures du matin ! Nous disons au revoir à tout le monde, émus de quitter cette famille accueillante que nous ne reverrons jamais. José-Luis nous annonce qu’ils ont retrouvé le chasseur perdu dans une vision !

Nous partons en bateau avec d’autres gens du village. Le trajet pour rejoindre la ville est long : près de cinq heures ! Mais ce fut une belle expérience de naviguer au coeur de la forêt. Cela nous a permis de mieux nous rendre compte de l’éloignement du village. Nous l’avions si rapidement rejoint en avion !

CP1120995 CP1130003Le bilan de notre séjour à Sarayacu est positif. Nous rentrons enrichis de nos rencontres. Nous avons réellement basculé dans un autre mode de vie. Malgré quelques déceptions liés au caractère de Juan, nous avons apprécié l’expérience. Il n’a par exemple jamais parlé à Loïc ! Il s’est toujours adressé à Noémie d’un ton autoritaire ! Heureusement que nous avons pu apprendre des tas de choses sur les plantes et les insectes à Puyo avec Omar car sinon, nous serions restés sur notre faim…

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Puyo

  • Dimanche 13 et lundi 14 juillet 2014
  • Du vendredi 18 au lundi 21 juillet 2014

Puyo, aux portes de l’Amazonie. Il fait chaud, l’air est saturé d’humidité et des averses dignes du déluge nous tombent régulièrement sur la tête. Parfois, il pleut sans arrêt toute la journée. Nous nous mettons à rêver et nos songes nous emportent au cœur de la forêt gigantesque. Elle est là, tout près de nous l’Amazonie ! Et dans deux jours, nous marcherons au sein de ce territoire enchanteur…

CP1120797En attendant, une fois n’est pas coutume, nous nous offrons deux nuits dans un complexe hôtelier de bon standing, El Pigual. Nous y reviendrons également à notre retour de la foret. Trois nuits ici nous coûtent autant que trois semaines dans un hôtel pour routards ! Mais bénéficier d’un immense lit confortable, d’une salle de bain à l’eau chaude assurée et d’un cadre au calme absolu nous fait beaucoup de bien ! En ce moment, l’hôtel est presque vide. Loïc en profite pour négocier une petite ristourne ! Pourquoi abandonner ses bonnes habitudes ?! C’est rigolo de voir les employés porter nos gros sacs à dos jusqu’à notre bungalow… Et ils n’ont sûrement pas l’habitude de voir des gens habillés en randonneurs dans les belles allées du parc ! Nous sommes en demi-pension et vivons donc comme dans une bulle. Nous nageons dans la piscine, allons au sauna, au hammam et au jacuzzi. Quel luxe !

CP1120793 CIMGP4842 CP1120802L’immense parc dans lequel le complexe a été bâti est particulièrement calme et propice à la balade. Nous y croisons même quelques animaux, tel cet énorme rongeur surpris de nuit, ces fourmis champignonnières qui portent des bouts de feuilles trois fois plus gros qu’elles et même ces petits singes craquants que nous surprenons un matin dans un arbre près de notre balcon ! Les fourmis nous fascinent. Il y en a partout ! Nous tentons de les suivre de l’arbre jusqu’à leur fourmilière mais nous abandonnons la piste en bordure d’un bosquet. Si on lève la tête, on s’aperçoit que beaucoup d’arbres ont les feuilles toutes grignotées. Très exotiques et amusantes pour nous, les fourmis sont un fléau pour les propriétaires de l’hôtel…

CIMGP5017 CIMGP5008 CIMGP5026Ceux-ci sont particulièrement sympathiques et viennent discuter avec nous tous les matins. Pourquoi ce traitement de faveur ? Et bien parce que le propriétaire est un Français installé en Equateur depuis près de vingt ans ! Il a passé plus de quarante ans en Amérique du Sud et a finalement entrepris de finir sa vie à Puyo, d’où est originaire sa femme. Celle-ci nous a fait visiter leur nouveau projet, un grand parc attenant au complexe hôtelier consacré au bambou. Leur rêve est de voir l’espèce de bambou endémique, la gardua, remplacer les bois si précieux d’Amazonie dans la construction, l’ameublement et l’artisanat.  C’est un peu utopique à nos yeux mais ils sont tellement pleins de bonne volonté qu’on se laisse rêver avec eux. Pourquoi pas après tout ?! L’objectif de ce parc sera de sensibiliser les Equatoriens à cette plante. Ils ont construit des maisons (qui pourront être louées pour les vacances), des ponts… et un superbe jardin d’agrément.

CIMGP5030 CIMGP5031Au retour de notre séjour en forêt que nous vous relaterons dans le prochain article, nous changeons d’hôtel pour une petite pension familiale. A notre arrivée, comme nous sommes les seuls clients, Susana nous convie au restaurant avec elle. Quel accueil ! Nous goûtons une spécialité de la forêt, le poisson cuit au feu de bois dans des feuilles de bananier avec des bananes plantains et du yuca (nom local du manioc). C’est très sain ! CP1130012Dans cette pension sympathique, nous passerons beaucoup de temps à jouer avec les animaux de Susana, Moka le gros chien-peluche, la tortue et surtout « Tito », le chaton ! Il s’appelle ainsi car en espagnol chaton se dit « gatito »…

CIMGP5132Entre deux averses, nous nous rendons à deux refuges pour animaux de la forêt. Le premier, « Los Monos », est consacré aux singes. Il a été créé par un Suisse francophone, Yvan, avec qui nous discutons de son projet. Il recueille des animaux rejetés par leurs maîtres. Et oui… aujourd’hui encore, beaucoup d’idiots pensent que les animaux sauvages peuvent servir d’animaux de compagnie dans une cage en appartement… Sauf que le bébé singe tout mignon, en grandissant, va devenir violent et agressif. Ce sont ces animaux traumatisés, souvent maltraités, qui arrivent au centre. Le travail de « retour à une vie normale » pour ces singes prend des années. Beaucoup gardent des séquelles psychologiques. Ainsi, la plupart des singes sont parqués dans des cages électrifiées. Cette ambiance de « prison » nous refroidit un peu… On ne s’attendait pas à voir cela !

CIMGP4995Avant, la plupart des singes étaient remis en liberté lorsque leur période de réadaptation à la vie sauvage était concluante. Maintenant, c’est terminé. Tous resteront ici. Yvan nous explique que la politique actuelle du gouvernement équatorien est tournée à fond vers l’exploitation pétrolière en Amazonie. La déforestation des zones protégées est plus importante que jamais. A grand coup de censure et de propagande, le projet est présenté (et perçu par les Equatoriens !) comme un grand bond en avant dans l’ère de la modernité. Nous sommes écoeurés. Nous sommes sensibilisés à la disparition de l’Amazonie depuis gamins. Nous pensions naïvement que les grandes instances internationales réussissaient tant bien que mal en enrayer le problème… Rien de tout cela, c’est pire qu’avant ! Entre le discours alarmiste d’Yvan et  la vue de ces singes traumatisés, c’est bien moroses que nous rentrons… Mais cela a été une bonne chose d’entendre ces mots. Nous voulions connaître la réalité de l’Amazonie ?! Nous l’avons !

CIMGP4991 CIMGP4989 CIMGP4988Le centre Yana Cocha recueille également des animaux sauvages anciens animaux de compagnie. Ici aussi il y a des singes, dont le plus petit singe du monde qui ne mesure qu’une quinzaine de centimètres ! Contrairement à Los Monos, ils bénéficient de grands espaces naturels pour évoluer et s’épanouir, comme des petites îles. Ils s’y sentent tellement bien qu’ils ont même des bébés ! Le lieu s’apparente plus à un zoo. Chaque espace de la réserve est très bien aménagé. Nous observons beaucoup d’animaux et d’oiseaux, avec un énorme coup de cœur pour les ocelots, ces cousins du jaguar ! A la fin de la visite, nous rencontrons le propriétaire du centre et la vétérinaire. Moins déprimés qu’Yvan, ils nous expliquent que tous ces animaux sont remis en liberté dans une réserve dont ils sont propriétaires. Espérons que leur projet ne soit pas menacé par l’exploitation pétrolière…

CIMGP5139 CIMGP5155 CIMGP5173 CIMGP5201 CIMGP5198 CIMGP5197 CIMGP5208Dans la forêt, notre guide n’était pas très enclin à nous présenter les plantes de l’Amazonie alors que c’est vraiment quelque chose que nous voulions découvrir (ce n’est pas faute de lui avoir demandé !). Nous vous en parlerons en détail dans le prochain article. Heureusement, notre requête a finalement été exaucée lors de notre visite du jardin « Les Orchidées ». Le nom est trompeur : ce n’est pas un jardin mais un bout de forêt que l’on visite en compagnie d’Omar, le sympathique propriétaire passionné de botanique et d’entomologie. La balade dure plus de deux heures et nous ne voyons pas le temps passer, émerveillés par les plantes et les insectes qu’Omar nous montre.

CIMGP5165 CIMGP5052 CIMGP5050 CIMGP5043 CIMGP5034Les orchidées sont fascinantes. Certaines mesurent seulement quelques millimètres ! Il faut les observer à la loupe ! Nous découvrons plantes médicinales et plantes alimentaires. Nous goûtons, sentons, touchons… et apprenons des tas d’infos passionnantes sur la flore de l’Amazonie ! Nous voulions faire une visite de nuit pour voir les insectes mais la pluie nous a empêché de revenir, dommage.

CIMGP5080 CIMGP5122 CIMGP5114 CIMGP5088 CIMGP5076 CIMGP5127A Puyo, nous avons donc bénéficié d’un complément d’informations enrichissant sur l’Amazonie, avant et après notre séjour en forêt. Vous allez ensuite découvrir notre séjour de quatre jours au sein de la communauté indienne kichwa de Sarayacu, située à cinq heures de bateau de Puyo… A suivre !

Baños

Vendredi 11 et samedi 12 juillet 2014

En espagnol, « Baños » signifie « bains ». On utilise ainsi ce mot pour désigner la salle de bains mais aussi les toilettes. Comme son nom l’indique, « Baños » est une ville thermale (et non une ville où il n’y a que des toilettes). Elle est réputée dans tout l’Equateur pour ses eaux chaudes aux nombreuses vertus. C’est aussi un lieu très prisé des sportifs : randonnée, VTT, rafting, saut à l’élastique, tyrolienne… peuvent y être pratiqués.

Cette petite ville est située au pied du volcan Tungurahua, souvent en éruption (il est calme en ce moment). La ville est entourée de montagnes dont les pentes sont recouvertes d’une végétation importante (nous nous rapprochons de l’Amazonie). Sauf que nous n’avons vu ni montagne ni volcan à Baños, car il a beaucoup plu pendant notre séjour. Nous abandonnons l’idée de randonner sur les hauteurs de la ville car nous aurions passé notre temps dans les nuages.

La ville en elle-même ne présente aucun attrait touristique. Seule l’église trouve grâce à nos yeux… Nous passons donc notre première journée à Baños à réfléchir à notre séjour en Amazonie, avancer sur le blog, faire des crêpes, jouer aux cartes et regarder La Belle et la Bête sur Disney Channel (nous sommes dans une thématique Disney depuis Cuenca !).

CP1120770Le soir, nous mettons le nez dehors pour aller nous baigner dans les eaux chaudes des bains de la Vierge. Nous nous rendons vite compte qu’il ne faut pas y aller dans l’optique d’une séance thermale de détente et volupté… L’endroit est bondé !

CP1120780 CP1120778Et puis, avec nos bonnets de bain, on a tellement l’air ridicule qu’on est vraiment loin du spa ! Loin d’être déçus, nous profitons de l’expérience avec humour, passant d’ailleurs plus de temps à faire des photos rigolotes de nous avec nos bonnets que dans l’eau… Il y a une bonne dizaine de photos mais comme nous souhaitons garder notre dignité, vous n’en verrez que deux.

CP1120774 CP1120786Dans l’eau, il faut vraiment ne pas être gêné par la promiscuité ! On est tout le temps en contact avec un pied, un dos, ou un (gros) ventre… Et quand on a trouvé un coin pour s’asseoir, on ne peut plus bouger tant il y a du monde ! Comme l’eau est très très chaude (plus de 40 degrés), on doit régulièrement quitter le bassin pour se rafraîchir. En sortant, on a l’impression d’être deux légumes qui viennent d’être blanchis à l’eau bouillante!

En sortant du "spa", une guirlande de boutique vende des sucreries.

En sortant du « spa », une guirlande de boutique vend des sucreries.

Elles sont principalement à base de jus de canne ou de goyave.

Elles sont principalement à base de jus de canne ou de goyave.

Le lendemain, si les nuages taquinent encore les montagnes entourant la ville, il n’a pas l’air de vouloir pleuvoir. Avec un couple d’Allemands de l’auberge et un Américain, nous enfourchons des vélos pour descendre la célèbre route des cascades. 18 km de vélo pendant lesquels nous pourront admirer une petite dizaine de cascades.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAElles se succèdent les unes après les autres le long de la route, entourées d’une végétation de plus en plus luxuriante (cette même route mène en Amazonie, quelques 60 km plus loin !).

CIMGP4794CIMGP4796Le hic, c’est qu’il n’y que très peu de pistes cyclables aménagées, seulement pour contourner les tunnels empruntés par les voitures. Et se faire frôler par les bus et camions n’est pas très agréable ! C’est le seul point négatif de cette journée car, pour le reste, les cascades sont toutes très belles. On peut traverser la rive pour aller voir certaines d’entre elles de plus près, soit en tyrolienne, soit en petite nacelle !

CIMGP4786 CIMGP4790Sur la route, nous aurons plusieurs fois l’occasion de tester ces moyens de transport originaux mais nous sommes un peu réticents en voyant le peu de norme de sécurité mises en place pour les tyroliennes. Le pire reste le saut à l’élastique ! D’ailleurs, ce n’est même pas un élastique mais une corde raide, il n’y a donc aucun rebond. Nous avons regardé deux jeunes filles sauter et comme l’une d’elle était pétrifiée de peur, le gars l’a tout simplement poussé dans le vide ! La vision pour nous était horrible, on aurait dit un assassinat ! En bas, les courageux sont récupérés n’importe comment ! Bref, pas envie de tenter l’expérience !!!!

Le clou de la journée, c’est le Pailon del Diablo, une cascade gigantesque, qui surgit d’un énorme bloc de lave au milieu d’une végétation tropicale ! Tout y est, le bruit, la hauteur,  la puissance… et l’eau qui mouille ! On peut s’approcher au plus près et passer derrière, c’est vraiment impressionnant !

CIMGP4799 CIMGP4801 CIMGP4802 CIMGP4811 CIMGP4818Quelques kilomètres plus loin, c’est sous la pluie (ben oui, c’est pas drôle s’il fait beau tout le temps), que nous allons voir une dernière cascade, notre coup de coeur avec le Pailon del Diablo. Nous mettons nos vélos à l’arrière d’un pick-up et hop, refaisons la route en sens inverse sans subir les côtes !

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