A quoi ressemble un passeport après un tour du monde ?

La réponse en images avec le passeport de Loïc !

Passeport 1 Passeport 2 Passeport 3 Passeport 4 Passeport 5 Passeport 6 Passeport 7 Passeport 8

Vous remarquerez les couleurs quelque peu délavées de certains visas… Ce n’est pas la faute à un trek pluvieux, non, non !

C’est tout simplement le résultat d’un petit tour dans la machine à laver de Valérie à Nouméa… Loïc avait eu la bonne idée de laver son sac photo ! En oubliant les passeports et son permis de conduire à l’intérieur.

Grosse angoisse sur le moment : allions-nous pouvoir franchir la douane ?! Et grosse colère pour Noémie aussi !

Loïc a donc passé sa soirée à glisser du papier toilette entre chaque page, puis à sécher délicatement au sèche cheveux les passeports… Le lendemain, il a fait la tournée des administrations de Nouméa pour vérifier que les données électroniques étaient encore lisibles : pas de machine pour les lire à la mairie de Nouméa et à la police mais des fonctionnaires qui nous invitent à changer d’urgence de passeport ! Heureusement, la police aux frontières nous a rassurés, notre passeport était lisible, ouf !

Sur le coup, nous avions été bien stressés… Mais près d’un an après cet événement, il reste comme l’une des meilleures anecdotes du voyage !

Vous voyez, il est bien rempli ce passeport… Mais il nous reste encore plein de pages à tamponner !

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Les chutes d’Iguazu

Du mardi 8 au jeudi 10 avril 2014

C’est reparti pour 19 heures de bus ! A la gare routière de Buenos Aires nous avions pris soin de comparer les prix pour Puerto Iguazu. L’Argentine est dotée d’un très vaste réseau de bus (il n’y a pas de train) et des dizaines de compagnies se partagent le marché. Ainsi, pour une destination prisée comme Puerto Iguazu, il y a jusqu’à quinze départs par jour, toutes compagnies confondues ! Il est donc facile pour nous de prendre nos billets au dernier moment, d’autant plus que cela nous permet d’obtenir de bonnes réductions (jusqu’à 20% du prix du billet, qui coûte ne moyenne 80€ par personne pour un trajet de quinze à vingt heures).

CIMGP1947Au réveil, nous constatons que nous avons (une fois de plus !) basculé dans un nouvel univers. Et oui, nous venons de faire pas moins de 1300km ! Si ce n’est pas les quelques indices qui nous rappellent que nous sommes en Amérique du Sud, on se croirait presque en Asie : palmiers et plantes tropicales, terre rouge et chaleur moite ! La région de Misiones est en effet baignée par un climat tropical humide. Le jardin de la pension où nous logeons est d’ailleurs rempli de plantes tropicales : agrumes, orchidées et surtout magnifiques bégonias. Nous tombons en pâmoison devant ces derniers (enfin surtout Noémie) car nous avons les mêmes dans notre salon en France !

CIMGP1984Bien sûr, si nous sommes ici, ce n’est pas seulement pour lézarder dans le hamac ! Les fabuleuses chutes d’Iguazu nous attendent ! Deux jours ne sont pas de trop pour les admirer sous toutes les coutures…

Pour le premier point de vue, direction le Brésil ! Le rio Iguazu sert en effet de frontière. Voilà une bonne excuse pour faire tamponner notre passeport quatre fois dans la même journée… Côté brésilien, l’accès au chutes est moins grand qu’en Argentine mais c’est ici que l’on peut avoir une vue d’ensemble de ce site naturel gigantesque. Tellement gigantesque qu’aucune photo, même panoramique, ne vous permettra de visualiser l’étendue du site. Et pour cause : plus de 250 chutes s’étirent sur près de trois kilomètres. Elles tombent sur une hauteur de 80 mètres !

CIMGP2117 CIMGP1985 CIMGP2009Rien n’est laissé au hasard et, une fois notre ticket en poche, nous sommes conduits vers un bus qui dessert le parc. De nombreuses activités y sont proposées : tour en bateau, en voiture électrique dans la jungle, observation de la faune, descente en rappel… avec supplément bien sûr ! Tout cela ne nous intéresse pas, nous sommes là pour les chutes ! Un circuit est aménagé et nous permet d’avoir une première vue époustouflante sur les chutes. Celles-ci sont loin – le rio Iguazu est très large – mais nous pouvons bien appréhender leur immensité.

CIMGP2016 CIMGP2025Nous avançons sur les chemins, admirant les différentes vues. Nous arrivons aux passerelles qui permettent d’aller au plus près de l’une des chutes les plus puissantes. Le grondement est assourdissant. Nous avons même du mal à nous entendre ! La force des chutes et le vent nous rincent en moins de deux ! Les chutes sont tellement puissantes qu’on ne les voit pas tomber dans le rio. La brume bouche la vue !

CIMGP2096 CIMGP2069 CIMGP2064 Depuis le matin, le ciel est bien gris. Nous avons fait le deuil des arcs-en-ciel… Mais maintenant, ce n’est plus l’eau qui gronde, mais le tonnerre ! Une pluie torrentielle s’abat sur nous. C’est rigolo au début, ça a un petit côté « pub pour un gel douche »… sauf que l’orage dure, dure, dure…et nous passons le reste de la journée sous la pluie. Nous rentrons en ayant bien froid mais sans être trop dépités pour autant car nous retournons voir les chutes le lendemain, côté argentin !

CP1120487 CIMGP2099A la gare routière, de bon matin, nous découvrons que toutes les compagnies de bus sont en grève. Le hic, c’est que les taxis coûtent cher. Mais nous trouvons rapidement deux Françaises qui errent comme nous à la recherche de compagnons de taxi ! Avec Julie et Alice, le courant passe tout de suite et nous papotons vite comme des amis. Cette grève des bus a finalement eu du bon pour nous car nous y avons gagné une belle rencontre ! Nous passons donc la journée tous les quatre.

CIMGP2118Côté argentin aussi tout est aménagé pour le confort du touriste. C’est un petit train qui nous emmène à la Gorge du Diable, la chute la plus impressionnante de toutes. Il nous faut d’abord marcher sur des passerelles au dessus de la rivière. Le contraste entre celle-ci et la chute est saisissant. Nous surplombons un gouffre dans lequel tombent à une vitesse vertigineuse des millions de litres d’eau. Nous ne sommes pas de nature à avoir le vertige mais là, on doit dire qu’un petit frisson s’est emparé de nous !

CIMGP2206 CIMGP2122 CIMGP2143 CIMGP2169 CIMGP2171C’est du côté argentin que nous profitons le plus de la faune d’Iguazu. Des papillons virevoltent autour de nous et des singes capucins passent d’une branche à l’autre. Ce sont les oiseaux qui nous enchantent le plus, à commencer par ces beaux oiseaux bleus et jaunes. Mais le clou de la journée demeure incontestablement l’observation de deux toucans ! Dans le parc d’Iguazu, il y a aussi un étrange petit mammifère, le coati. Au Brésil, nous nous désolions de le voir fouiller les poubelles à la recherche de restes de nourriture. Ici, les poubelles se ferment de façon à ce que l’animal ne puisse pas rentrer à l’intérieur et les coatis mangent donc leur nourriture naturelle, des petits vers qu’ils trouvent dans la terre à l’aide de leur long museau. C’est bien plus intéressant de les voir dans ce contexte !

CIMGP2205 CIMGP2180 CIMGP2196 CIMGP2259 CIMGP2283D’une passerelle à l’autre, nous découvrons les différentes chutes. Plus ou moins larges, plus ou moins hautes, vues d’en haut, vues d’en bas… Chaque point de vue nous enchante et nous ne voyons pas le temps passer. C’est comme s’il y avait des chutes d’eau tout autour de nous à n’en plus finir ! Parfois, nous ne pouvons voir qu’une seule chute. D’autres fois, nous avons un panorama d’ensemble.

CIMGP2246_47_48_49_50 CIMGP2226 CIMGP2254 CIMGP2280CIMGP2298 CIMGP2313 CIMGP9246Quelle journée extraordinaire ! C’est dans une ambiance joyeuse que nous rentrons en taxi, chantant les tubes que notre chauffeur s’amuse à nous passer ! Nous terminons la journée tous les quatre sur notre terrasse, à profiter de la douceur de la soirée.