L’Amazonie : Sarayacu

Du mardi 15 au vendredi 18 juillet 2014

Nous avons rendez-vous à 8h30 ce mardi 15 juillet devant l’agence Papangu à Puyo. Là, un taxi nous attend pour nous emmener à l’aérodrome de Shell, à une dizaine de kilomètres d’ici. Shell, comme la compagnie pétrolière ?! Shell, comme la compagnie pétrolière… Quand les forages ont commencé en Amazonie, l’entreprise a créé cet aérodrome. La population s’est installée autour et la ville a pris officiellement le nom de Shell… L’or noir change tout ici, y compris la toponymie… C’est terrible.

Justement, nous avons rendez-vous avec des gens qui ont dit « non » au pétrole. La communauté kichwa de Sarayacu est le symbole de la lutte des peuples indigènes contre l’exploitation pétrolière et la déforestation. Ils promeuvent une autre forme de développement, plus humble, mais plus respectueux de la nature, le tourisme solidaire. Ils ont ainsi fondé l’agence Papangu qui permet à des gens comme nous d’aller à leur rencontre et de découvrir leur mode de vie. Nous avons été séduits par l’initiative qui nous permet d’aider directement la communauté et surtout de ne pas voir des indigènes qu’une pâle démonstration de folklore en compagnie d’un groupe de touristes comme nous l’ont proposé les agences de Baños. Nous souhaitons voir comment aujourd’hui, en 2014, on vit au cœur de la forêt. Quelles sont les activités ? L’organisation sociale ? Quels sont les liens entre  la ville et le village ? Quelle place la société occidentale a-t-elle prise sur les cultures traditionnelles ? Nous espérons trouver une réponse à ces questions et voir la forêt. Marcher au cœur de l’Amazonie de jour comme de nuit. Découvrir plantes et animaux. Ecouter les bruits qui nous entourent. Notre première expérience de forêt tropicale en Malaisie, dans le parc du Taman Negara, nous avait particulièrement plu, malgré l’humidité et la frayeur causée par l’attaque des sangsues ! Nous sommes heureux de retourner dans ce type d’environnement.

CP1120857A l’aérodrome, nos petits sacs sont chargés dans un Cesna. Nous emmenons une partie de notre nourriture et des colis pour les habitants de Sarayacu. Nous devons également emmener un brancard et du matériel médical. Une femme est en train d’accoucher et cela se passe mal, elle est en train de perdre son bébé. Elle doit de toute urgence être évacuée pour l’hôpital de Puyo…

Nous nous ratatinons à bord du petit avion et c’est parti ! La ville de Puyo et les petits villages alentours défilent à quelques centaines de mètres sous l’avion puis c’est la jungle. Dense, verte, elle s’étend à perte de vue, traversée par des rivières serpentant entre cette végétation qui semble vierge de toute présence humaine. Et pourtant il y a des hommes au sein de ce territoire inhospitalier : une maison traditionnelle kichwa émerge parfois de la forêt. C’est fascinant et troublant de se dire que nous sommes en train de survoler l’Amazonie. Nous sommes très émus et ne détachons pas nos yeux des fenêtres !

CIMGP4847 CP1120810Mais le vol est rapide. Une petite demi-heure plus tard, un petit village est en vue. Il est complètement perdu au milieu de la forêt ! Pour atterrir, une piste a été défrichée. On dirait plutôt un chemin ! L’avion est secoué dans tous les sens quand il touche le sol.

CIMGP4859Des gamins courent à notre rencontre et encerclent l’appareil, curieux. Quelques adultes se tiennent un peu plus loin. L’un d’entre eux vient à nous. C’est Juan, notre guide. Petit, trapu, il a de beaux cheveux longs d’un noir de jais brillant. Bien qu’habillé à l’occidentale, son faciès est typique des Indiens d’Amazonie tels que nous nous les représentions. Ici, personne ne porte de tenue typique pleine de plumes. Ils les gardent pour les fêtes ou lorsqu’ils vont en ville pour des revendications politiques (nous verrons des photos). Au quotidien, ils sont vêtus comme vous et moi. Certains peuples de l’Amazonie vivent encore sans porter de vêtements mais ils sont très loin d’ici, profondément enfouis dans la forêt et la plupart de ces peuples refusent tout contact avec la civilisation occidentale.

CP1120988Juan nous emmène voir sa famille. Nous sommes totalement déboussolés. Nous ressentons vraiment ce que l’expression « choc culturel » signifie. Il n’y a finalement que peu d’endroits dans le monde où nous avons tant été en décalage avec notre mode de vie. Les maisons sont de grandes cabanes ouvertes bâties en bois et bambou. Le toit est revêtu de feuilles savamment entrelacées. Nous apprendrons plus tard qu’elles ont une durée de vie d’une quinzaine d’années. A cause de l’humidité, elles pourrissent et peuvent s’écrouler sur elles-mêmes (cela arrive !). Il faut alors reconstruire une nouvelle maison. Des feux de bois sont entretenus à l’intérieur pour assécher au maximum la structure mais malgré cela l’humidité reste omniprésente. Nous sommes moites, nos vêtements sont continuellement humides et le soir, lorsque l’on se couche, les draps ne sont jamais vraiment secs. C’est très désagréable ! Nous dormons donc dans l’une de ces grandes maisons, qui nous est spécialement réservée. Le confort est spartiate. Chaque matelas est posé sur une planche de bois et surmonté d’une moustiquaire. Au sol, de la terre battue. Des toilettes et une douche (à l’eau de la rivière) sont à notre disposition.

CIMGP4860 CP1120852Pour rejoindre la maison commune de la famille Gualinga, il nous faut traverser une grande maison à étage en construction. Dessous sèchent d’énormes pots en terre cuite. Nous découvrirons dans quelques instantes à quoi ils servent…

CP1120847De là, nous arrivons dans la maison commune. C’est une grande case ouverte autour de laquelle sont disposés de très longs bancs taillés dans de gigantesques troncs d’arbres. Il y a une table au milieu. Deux ampoules nues au plafond reliées à un panneau solaire. Un grand et beau fauteuil sculpté en forme d’aigle trône face à cet ensemble. C’est celui du patriarche, un vieux monsieur de plus de 80 ans, le père de Juan. Pour l’instant, nous n’avons pas accès à cette salle. Juan nous a fait nous asseoir dans la cuisine attenante. Il y a un feu par terre et une petite plaque à gaz sur une petite table. A l’arrière, un évier dans lequel un tuyau d’eau (de la rivière) sert à faire la vaisselle. L’un des gros vases de céramique est installé dans un coin et les femmes s’affairent autour. Ce vase contient la chicha, la boisson indissociable des peuples de l’Amazonie. Elle est faite à base de manioc que les femmes mâchent et recrachent dans ce grand vase. On attend quelques semaines que le mélange fermente et on peut se régaler ! Cette boisson est un vrai moment de partage pour les hommes. Dès qu’ils reviennent à la maison, les femmes leur apportent une coupelle de chicha qu’ils se passent de main en main. Elles, elles ont tout le temps les mains dans ce gros vase,  pressant la bouillie pour en extraire le jus. Dès qu’un homme veut de la chicha, il fait signe à n’importe quelle femme qui passe par là (la sienne, sa belle-sœur, sa nièce) pour en avoir. Nous observons cela avec beaucoup d’intérêt mais nous sommes vraiment déstabilisés ! Juan nous fait goûter la chicha… Nous tentons par « curiosité ethnologique » (!) et pour faire plaisir à nos hôtes, très amusés de nous voir. C’est peu alcoolisé et pas très bon. Il y a plein de gens qui gravitent autour de nous. Nous avons du mal à repérer qui est qui. Beaucoup de gamins aussi, qui nous observent de loin. Nous sommes présentés à la sœur de Juan, Patricia et à leurs parents. La mère est toute rabougrie et bossue. Très sympathique, elle viendra souvent discuter avec nous et nous parler de sa famille. Le père lui aussi viendra nous voir à de multiples reprises pendant notre séjour pour s’assurer que tout se passe bien. Lui aura à cœur de nous parler de la perte des traditions et des valeurs de l’époque où il était jeune…

CP1120866 CP1120876Nous quittons la cuisine pour la grande maison commune. Nous sommes tombés en pleine « minga », une journée de travail communautaire. Tous les hommes du village se sont réunis pour couper du bois en forêt pour la famille et le rapporter ici. Nous sommes entourés de dizaines d’hommes qui sont tous assis sur les bancs autour de la salle. On nous demande de nous asseoir à table, en plein milieu ! On est hyper gênés et intimidés ! Notre repas nous est servi et nous devons manger tous seuls avec tous ces hommes autour de nous en train de boire la chicha. Eux, ils ne sont pas gênés comme nous. Ils discutent, ils rient… Pendant tout notre séjour ici, même si nous serons ensuite en comité plus restreint, nous mangerons tous les deux à cette table, seuls, alors que tout le monde vaque à ses occupations autour. Nous ne les verrons jamais manger !

Les frères de Juan vivent donc ici, dans des maisons à étage bâties autour de la maison commune.  Leurs femmes sont venues vivre avec eux après leur mariage. Les hommes passent leur journée ensemble dans la forêt à chasser ou couper du bois. Les femmes, de leur côté, s’occupent des innombrables gamins, du linge, des plantations de yuca, du repas et bien sûr de la chicha.

Juan nous emmène visiter le village. Il y a environ 2000 Kichwas dans la région mais seule une centaine vit dans le village de Sarayacu. Les maisons sont installées de part et d’autre de la rivière.

CIMGP4960Elles sont toutes bâties comme celle où nous logeons. Il y a peu de béton ici ! CP1120842CP1120845Sur la place du village, nous visitons la salle commune réservée aux réunions importantes des chefs de famille.

CP1120821Des phrases militantes prononcées par les représentants de Sarayacu lors de débats nationaux sont inscrites au mur. Toutes traitent des dégâts causés par l’exploitation pétrolière.

CP1120829Il y a une petite église mais le prêtre ne vient que deux fois par mois.

CP1120830Un poste radio est installé dans une petite cabane. Il y a continuellement quelqu’un pour servir de relais avec Puyo. Il y a aussi une petite salle internet ! C’est surprenant !

CP1120822Les ordinateurs et la connexion par satellite ont été installés par une ONG. C’est là que nous faisons connaissance de Samaï, la nièce de Juan. Elle parle un français parfait, à notre plus grand étonnement ! Et pour cause, sa maman est Belge. Elle est arrivée à Sarayacu il y a un peu plus de vingt ans dans le cadre de ses études sur l’environnement. Tombée amoureuse d’un gars du village, elle est revenue en Belgique, enceinte, avec son Indien de mari. Plus tard, ils sont revenus  vivre entre Sarayacu et Puyo. Leurs enfants sont allés d’abord à l’école du village puis en ville. Samaï vient de terminer ses études à Quito. Elle hésite à les poursuivre en Belgique mais elle est amoureuse d’un garçon du village… Bien sûr, elle ne nous a pas raconté tout cela lors de notre première rencontre ! Nous avons plus tard passé une matinée avec elle et nous avons appris tous les potins du village !

CP1120836Nous partons ensuite pour l’école. Comme il y a beaucoup d’enfants ici, elle est très grande ! Malheureusement, les vacances scolaire ont commencé il y a quelques jours. C’est dommage car Noémie aurait beaucoup aimé assister à la classe. Mais nous pouvons tout de même discuter avec les professeurs qui, eux, n’ont que quinze jours de vacances alors que les élèves ont deux mois ! Ils sont chargés de corriger les examens permettant de passer au niveau supérieur et de donner des cours d’été aux enfants qui ne les ont pas réussi. Il y a deux sessions de rattrapage par été. Impossible de passer dans la classe supérieure si on a échoué ! Au collège, nous rencontrerons aussi une professeur d’espagnol en train de préparer ses élèves à cet examen. C’est drôle car ils sont installés dehors (il fait trop chaud à l’intérieur) et elle leur fait classe tandis que son bébé tète son sein !

CP1120886Les professeurs nous apprennent qu’à la maison, les enfants ne parlent que kichwa. A l’école primaire, l’espagnol n’a qu’une place limitée dans les apprentissages. D’année en année, la tendance s’inverse et lors des dernières années de collège tous les cours sont en espagnol. Contrairement à ce que nous pensions, les jeunes ne sont pas trop tentés par la vie en ville. La plupart reste vivre à Sarayacu.

CP1120833Notre première journée a été riche en découvertes et émotions ! Nous passons la soirée à écouter Juan et son neveu, Jose-Luis, le demi-frère de Samaï, jouer de la guitare dans la grande pièce commune. Après dîner, nous partons marcher de nuit aux abords du village. C’est très étrange de marcher dans la forêt en pleine nuit noire. Et peu rassurant aussi quand on sait que nous marchons en pleine rivière et qu’il y a des serpents, parfois même des anacondas ! Noémie n’est pas du tout à l’aise pendant la « balade » et sursaute à chaque papillon de nuit qui la frôle. Juan lui dit qu’elle doit être forte si elle veut que la forêt la respecte. Sinon, la forêt prendra le dessus… Facile à dire ! Nous rentrons un peu déçus car Juan ne nous a pas montré d’insecte alors que c’est ce que nous voulions voir… Il s’est contenté de nous guider sans rien nous expliquer.

CIMGP4974 Ici, on vit avec le soleil. On ne se couche pas longtemps après la nuit tombée et on se lève très tôt ! Nous nous endormons avec les bruits de la nature : insectes et grenouilles. Ce sont les coqs qui nous réveillent, un peu trop tôt à nos yeux !

Le deuxième jour, Juan nous emmène en forêt pour une longue marche. Depuis le temps que nous attendions cela ! Il emmène un fusil (en cas d’attaque d’animal) et une machette pour dégager le chemin. Deux chiens nous accompagnent. Sauf que le plus jeune n’a pas encore l’habitude de la forêt ! Toute la journée il ne cessera d’avoir peur, hésitant à traverser un ruisseau, pleurant… au grand énervement de Juan !

CP1120885Naturellement, nous pensions que Juan allait nous montrer tout plein de plantes médicinales ou comestibles et des tas d’insectes étranges. Rien de tout cela. Il marche vite et ne nous attend pas toujours. Parfois il râle parce que nous sommes trop lents ! Il fait très chaud. Le taux d’humidité est très élevé et le terrain, boueux, est souvent en montée. Nous ne profitons pas vraiment et nous nous fatiguons vite. Heureusement que la beauté de la forêt et les bruits qui nous entourent égaient cette marche car sinon c’est une déception !

CP1120892 CP1120893Il faudra que l’on insiste pour enfin découvrir une « plante-shampoing » et des étranges colonnes d’argiles sculptées par une espèce d’araignée qui ne tisse pas de toile. Nous arrivons finalement à une carcasse de cabane. C’est là que Juan veut construire un lieu d’observation des tapirs. Tout de suite, il devient plus bavard et nous explique en long et en large son projet. Un peu plus loin, il nous conduit à un gigantesque arbre, un fromager. Il nous explique que c’est « son » arbre et que chaque homme kichwa en a un qui veille sur lui. Il allume une sorte de cigarette roulée dans une feuille de bananier et fait une fumigation autour de l’arbre en récitant une prière.

CP1120904Puis nous devons rentrer, toujours au pas de charge. Quel dommage de ne pas avoir plus appris sur l’Amazonie ! Nous n’avons vu aucun animal, ni singe, ni oiseau (on se doutait bien qu’on ne verrait pas de fauve !). La raison est simple : il n’y en a plus aux abords du village car les Kichwas les mangent.

CP1120906A notre retour, nous tombons sur José-Luis qui nous convie dans une grande maison un peu à l’écart des autres. C’est un lieu où sont effectués les rituels chamaniques. Il y a plusieurs sièges sculptés en beau bois.

CP1120915Là, il nous parle de tout plein de choses sur sa vie, ses projets, sa vision du monde et de la forêt. Il aimerait notamment développer sa culture de plantes médicinales pour les vendre. Nous lui posons beaucoup de questions sur la spiritualité des Kichwas, leur perception de la mort… José-Luis nous parle longuement et nous ressortons enrichis de cette conversation. C’est lui qui aurait dû être notre guide !

CP1120916Plus tard, Loïc lui montre des cartes postales de Paris ainsi que des photos de famille qu’il avait emmenées. A son tour, José-Luis allume son PC portable et montre ses photos. Le soir, alors que nous attendions avant d’aller se coucher, José-Luis veut nous offrir un petit souvenir de notre rencontre et nous fabrique à chacun un collier de plumes. En échange, Loïc lui donne un cours d’origami.

CP1120920 CP1120921Le jeudi était normalement notre dernier jour à Sarayacu. Nous devons rentrer en canoa, un petit bateau traditionnel aujourd’hui doté d’un moteur. Mais le niveau de l’eau est trop bas ! Nous rentrerons demain ! Nous ne sommes pas mécontents de passer une journée de plus au village. Juan, par contre, nous a plus ou moins laissé tomber. Il vaque à ses occupations habituelles. Nous passons donc la matinée avec Samaï et le reste du temps d’autres gens du village sont venus nous voir pour papoter. Les femmes de la famille nous ont présenté leur artisanat.

CP1120933 CP1120938Nous en avons aussi profité pour nous balader tous les deux autour du village, dans l’espoir de voir des insectes et des belles plantes. Les papillons ici sont magnifiques ! Surtout les Morphos qui sont immenses et d’un bleu étincelant !

CIMGP4951 CIMGP4930 CIMGP4917Après dîner, alors que nous profitons de la douceur de la soirée dans la salle commune, José-Luis s’affaire à préparer son fusil et des cartouches. Nous lui demandons s’il part à la chasse le lendemain. Il nous répond qu’un vieux du village est parti depuis plusieurs jours en forêt seul, sans chien, et qu’il n’est pas rentré. Il s’est probablement perdu. Le lendemain, il partira avec d’autres hommes le chercher. Nous allons nous coucher en pensant à ce vieil homme qui dormira seul dans la forêt une nuit de plus…

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Voici venu notre dernier lever à Sarayacu. C’est passé si vite ! Et pourtant, nous avons vécu tellement de choses ! Il est cinq heures du matin. Juan nous ordonne (vu le ton employé…) d’aller dans la cabane du chaman. Nous sommes intimidés en entrant car une dizaine de personnes est là, autour d’une grosse marmite. Il y a les hommes qui vont partir chercher la personne qui s’est perdue ainsi que plusieurs vieux du village. Nous nous faisons tout petits dans un coin. Ils parlent entre eux en kichwa et boivent une boisson tirée de la marmite. C’est une sorte de tisane aux herbes. Nous devons nous aussi en boire pour nous purifier avant notre départ. Nous n’avons pas très bien compris si ce rituel est régulier ou s’il est lié au départ des hommes dans la forêt. Toujours est-il que Juan nous dit qu’il a commencé à deux heures du matin ! Nous disons au revoir à tout le monde, émus de quitter cette famille accueillante que nous ne reverrons jamais. José-Luis nous annonce qu’ils ont retrouvé le chasseur perdu dans une vision !

Nous partons en bateau avec d’autres gens du village. Le trajet pour rejoindre la ville est long : près de cinq heures ! Mais ce fut une belle expérience de naviguer au coeur de la forêt. Cela nous a permis de mieux nous rendre compte de l’éloignement du village. Nous l’avions si rapidement rejoint en avion !

CP1120995 CP1130003Le bilan de notre séjour à Sarayacu est positif. Nous rentrons enrichis de nos rencontres. Nous avons réellement basculé dans un autre mode de vie. Malgré quelques déceptions liés au caractère de Juan, nous avons apprécié l’expérience. Il n’a par exemple jamais parlé à Loïc ! Il s’est toujours adressé à Noémie d’un ton autoritaire ! Heureusement que nous avons pu apprendre des tas de choses sur les plantes et les insectes à Puyo avec Omar car sinon, nous serions restés sur notre faim…

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Une réflexion au sujet de « L’Amazonie : Sarayacu »

  1. Quelle expérience exceptionnelle !!!
    Un régal à découvrir grâce à votre récit et vos photos.
    C’était votre « aventure en terre inconnue » !

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