Les îles Galapagos : Santa Cruz

Du vendredi 27 au dimanche 29 juin 2014

La remarque peut paraître déplacée vu que nous voyageons durant un an mais nous avons vraiment l’impression de partir en vacances en nous rendant aux îles Galapagos !

CIMGP3762Nous n’y avions absolument pas pensé en traçant notre itinéraire. Mais plus on remontait vers le Nord de l’Amérique Latine, plus on rencontrait des voyageurs qui y avaient fait escale et leurs récits nous ont vraiment donné envie. De semaine en semaine, nous avons donc de plus en plus envisagé la possibilité d’y aller… En plus, c’est l’anniversaire de Noémie cette semaine ! Il faut marquer le coup ! Côté calendrier, pas de problème, nous avons le temps. Côté budget, nous ne sommes pas dans le rouge mais il va falloir tout de même trouver des astuces car les Galapagos coûtent généralement cher !

Après un court vol d’une heure et demie, nous atterrissons sur l’île de Baltra, « l’île-aéroport » des Galapagos. De là, une navette nous conduit au port, afin de franchir le court détroit qui sépare Baltra de Santa Cruz, l’île la plus peuplée de l’archipel. Bien que le trajet ne dure que quelques minutes, nous sommes de suite plongés dans l’environnement unique des Galapagos : la végétation est rare, faite de petits buissons épineux, les coulées de lave sont visibles partout et surtout plusieurs gros iguanes se laissent voir, certains obligeant même le bus à s’arrêter pour les laisser passer !

CIMGP3920Lors de la traversée, des pélicans entourent le bateau. Le ton de la semaine est vite donné… Les Galapagos ne sont en effet pas une destination de farniente : si vous cherchez plages et cocotiers, vous serez déçus !

Si l’on va aux Galapagos, c’est surtout pour profiter des animaux. Cet archipel possède en effet une faune unique au monde, presque intacte depuis des millénaires, la présence humaine ne remontant qu’au XIXe siècle. Ces îles volcaniques sont situées à un peu plus de 1000 km des côtes équatoriennes. On pense que les animaux qui les peuplent sont arrivés sur des morceaux de bois à la dérive. Chaque espèce a pu évoluer à loisir sur chaque île et toutes les espèces sont endémiques. C’est d’ailleurs ici que Charles Darwin a émis ses premières hypothèses concernant sa célèbre théorie de l’évolution. Concrètement, un oiseau venu du continent il y a des centaines et des centaines d’années ne trouvant pas la même nourriture ici a progressivement évolué pour s’adapter à son nouvel environnement : bec plus petit, ailes différentes que leurs cousins du continent. En outre, les animaux n’ayant que très peu de prédateurs, ils ont adopté un comportement différent. Des oiseaux comme les fous à pattes bleues nichent au sol. Les lions de mer, contrairement aux autres mammifères, ne mangent pas leur placenta après la mise bas (ce qui attire les prédateurs), offrant ainsi une nourriture idéale aux frégates. L’exemple d’adaptation le plus connu, c’est bien sûr celui de la tortue géante des Galapagos ! Sans menace, l’espèce a pu grossir, grossir, grossir, jusqu’à peser plus de 250 kg ! D’ailleurs, les tortues géantes sont différentes sur chaque île !

La très grande majorité des touristes visitent les Galapagos lors d’une croisière. L’avantage principal, c’est que l’on peut voir plusieurs îles des 19 composant l’archipel, notamment celles qui sont inhabitées (inaccessibles par ses propres moyens). Le hic, c’est que les croisières coûtent très cher (compter en moyenne 1500 euros la semaine par personne plus 500 euros de billets d’avion). Les Galapagos sont visitées principalement par de riches américains qui ont l’habitude de payer sans rechigner. Nous, nous cumulons deux gros défauts dans le monde du tourisme : 1/ Nous voyageons en routard ; 2/ Nous sommes Français (donc pointilleux sur tout ce qui a trait à la dépense…). Nous ne ferons donc pas de croisière ! Suivant les conseils des autres voyageurs, nous avons choisi de cibler deux des trois îles habitées et d’en profiter au maximum. Nous ferons en outre des excursions en bateau à la journée. Pour réduire un peu plus le coût de notre séjour, nous avons décidé de camper. Sauf qu’on va vite se rendre compte que camper aux Galapagos, c’est pas facile ! L’archipel tout entier est un Parc National et la plupart des zones de chaque île sont inaccessibles sans guide naturaliste à ses côtés. Il n’y aucun terrain de camping privé, juste une plage où le camping est autorisé. Nous nous rendons donc au bureau du parc dès notre arrivée à Puerto Ayora, la ville de l’île de Santa Cruz. Le garde nous explique gentiment que l’on peut camper, oui, mais qu’il faut avant cela demander l’autorisation par lettre dactylographiée (il a insisté sur ce point !) avec copie des passeports 48 heures à l’avance. Bon, c’est raté pour ce soir et demain. Mais ensuite ?! Ensuite, pas de chance, ce sont les grandes marées, la plage n’est plus accessible. Ajoutez à cela que cette plage est située à une demi-heure de taxi de toutes les activités de l’île (10 dollars la course, ils se font plaisir !). Nous avons donc laissé tomber l’idée du camping et recherchons une chambre, non sans peine. Nous en trouvons finalement une pas trop trop chère (23 dollars après négociation) dotée d’une cuisine, parfait.

CIMGP3918Nous pouvons donc pleinement profiter de Santa Cruz ! Notre premier contact avec la faune a lieu sur le port, où les femmes des pêcheurs vendent les poissons du jour.

CIMGP3766Des dizaines de pélicans sont là, guettant la moindre seconde d’inattention des vendeuses pour leur piquer un poisson ! Malheureusement pour eux, les femmes surveillent de près les volatiles, très agacées de devoir toujours les repousser ! Pour nous, c’est un spectacle hilarant que de voir ces gros oiseaux au long bec avancer doucement (dans le genre « on ne me voit pas, on ne me voit pas ! ») avant de se faire envoyer paître à coup de tapette à mouche ou de jet d’eau…  On ne se lasse pas de les voir ! Nous n’avions jamais vu de pélican et nous sommes contents d’en voir autant. Nous ne les imaginions pas si gros ! Le bec est vraiment impressionnant ! Dans l’eau, un jeune lion de mer s’amuse entre les bateaux, superbe !

CIMGP3778 CIMGP3779La nuit, les passerelles du front de mer sont éclairées de lampes bleues et vertes. La balade est agréable, surtout lorsque l’on se rend compte que ces lumières attirent des petits poissons qui eux-mêmes attirent des petits requins ! Il font une cinquantaine de centimètres et chassent sous nos yeux accompagnés d’un lion de mer.

CIMGP3923 CIMGP3930Bien sûr, nous rêvions de voir les tortues géantes ! Pour ce faire, nous sommes dans un premier temps allés à l’institut Darwin (accès gratuit). Ce centre assiste et protège leur procréation en prélevant les oeufs puis en élevant les jeunes tortues avant de les relâcher dans la nature. Nous apprenons que les premières tentatives de récupération des oeufs étaient un échec. Les scientifiques ne savaient pas que les oeufs des reptiles, contrairement aux oeufs des oiseaux, n’ont pas de poche d’air pour permettre à l’embryon de se développer. L’air passe par la partie supérieure de l’oeuf, poreuse. Ignorant cela, les scientifiques ramassaient les oeufs comme ceux d’une poule et les stockaient dans n’importe quel sens… Saviez-vous également que le sexe d’une tortue est déterminé par la température d’incubation ? Dans la « nursery », nous observons les jeunes à différents âges.

CIMGP3785 CIMGP3788A bout de trois ans, ils sont mis en « crèche », un enclos plus grand contenant arbustes et végétaux. Ensuite, ils sont relâchés dans leur île d’origine ! Ces tortues sont mignonnes mais plutôt communes à nos yeux du fait de leur taille. Dans les enclos suivants, nous pouvons enfin voir des adultes ! Elles sont vraiment énormes ! Nous les regardons se mouvoir, fascinés.

CIMGP3801 CIMGP3793 CIMGP3816 CIMGP3822Après cette visite introductive au monde des tortues géantes, nous voulons en voir dans la nature. Pour cela, nous allons au ranch Primicias (3$), dans le centre de l’île. Ici le climat est très humide et cela se retrouve dans la végétation abondante. Dans cette réserve, une cinquantaine de tortues géantes vivent en liberté. Nous chaussons des bottes, mettons notre capuche et partons à la recherche des tortues. C’est comme une chasse aux oeufs de Pâques géants ! Nous « trouvons » notre première tortue dans l’eau.

CIMGP3872Un peu plus loin, nous en voyons une autre qui se promène tranquillement. Nous l’approchons doucement pour ne pas l’effrayer (dès que nous sommes trop près, elle rentre sa tête !).

CIMGP3866Puis nous en croisons une autre, et encore une autre… C’est très impressionnant de les découvrir un peu par hasard au milieu d’un fourré ou sur un sentier. Nous profitons longuement du lieu !

CIMGP3909Nous sommes venus en taxi mais celui-ci ne voulait nous attendre qu’une demi-heure… pas assez pour nous ! On s’est dit qu’on trouverait bien un moyen de rejoindre Puerto Ayora… En quittant le centre, nous marchons donc en direction de la route principale, située à deux kilomètres de là, pour y prendre un bus ou un taxi. Nous croisons même des tortues en liberté !

CIMGP3916Cent mètres plus loin, un pick-up arrive vers nous. Nous levons le pouce, bingo, la dame s’arrête ! C’est la propriétaire du ranch ! On lui demande de nous conduire à la route, elle nous emmène carrément en ville ! Super ! Comment économiser 10 dollars de taxi et papoter avec une native de l’île…

Ayant envie de mettre un peu la tête sous l’eau, nous partons un après-midi à la plage de Tortuga Bay. Il nous faut une petite heure pour l’atteindre. Le sentier, sur des coulées de lave (ça monte et ça descend !), traverse une végétation formant une sorte de maquis. Il y a aussi une espèce de cactus endémique, la seule au monde ressemblant à un arbre. La plage est agréable (Noémie bouquine tout l’apres-midi), mais Loïc ne verra rien dans l’eau, à part un petit requin. Sur le sable, des iguanes marins paressent. Immobiles dans des postures rigolotes, on dirait qu’ils jouent à « un, deux, trois, soleil ! » ! Ils sont très laids avec leur tête de vieux punk des années 80… Mais on aime bien les regarder ! Ils sont partout sur l’île.

CIMGP3864 CIMGP3863Autre spot de baignade, Las Grietas est une gigantesque fissure d’une coulée de lave remplie d’eau saumâtre. Un petit bateau-taxi nous permet de traverser la baie puis nous marchons trente minutes. Ce bassin naturel est profond de plus de 15 mètres et des jeunes s’amusent d’ailleurs à sauter de très haut dans l’eau ! Malgré les nuages, l’eau a une belle couleur (qu’est-ce que ce doit être quand il fait beau !). Mais elle est froide ! Une fois surmontée cette horrible sensation, nous nous amusons dans l’eau, Loïc observant quelques gros poissons à travers son masque.

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Une réflexion au sujet de « Les îles Galapagos : Santa Cruz »

  1. Wahou ça a vraiment l’air d’être un lieux magique ! Et les tortues sont réellement impressionantes !!!

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