La Cordillère Blanche – Bilan du Pérou

Du lundi 16 au samedi 21 juin 2014

Après notre escale dans les dunes de Huacachina, nous reprenons le bus pour cinq heures en direction de Lima. Nous arrivons dans la capitale à 16h30. Notre bus pour Huaraz ne part qu’à 23 heures… Aller dans le centre-ville n’est pas vraiment envisageable car il va bientôt faire nuit. Nous patientons donc sagement dans la gare routière en lisant, écrivant le blog et regardant un film sur notre ordinateur. Vient enfin l’heure de monter dans notre énième bus de nuit ! Nous arrivons à Huaraz au petit matin.

Huaraz, au pied de la Cordillère blanche.

Huaraz, au pied de la Cordillère Blanche.

Nous nous faufilons entre les rabatteurs mais Ricardo est plus malin que nous : il monte carrément dans notre taxi ! Il a l’air sympathique alors on lui énonce nos critères : un hôtel pas cher et confortable, avec une cuisine et un ordinateur relié à internet pour publier le blog. Il nous emmène donc dans un hôtel qui correspond pile à ce qu’on cherchait, avec en prime une terrasse fleurie avec vue sur les montagnes, parfait !

CIMGP3626

Hotel Virgen del Carmen

Ricardo ne travaille pas à l’hôtel. Ce qu’il veut, c’est nous vendre un trek dans les montagnes. La Cordillère Blanche est l’un des plus beaux massifs des Andes. Ses pics abrupts et enneigés recèlent mille possibilités de randonnées. En temps normal, nous n’aurions pas hésité longtemps avant de partir marcher trois ou quatre jours.  Mais là, on est vraiment fatigués. Si on veut tenir jusqu’à début août, on doit se ménager. Nous optons donc pour une découverte des montagnes en mode « papi-mamie », c’est-à-dire avec une excursion en petit groupe. Et comme cela aurait été dommage de ne pas randonner, nous ferons quand même une grande balade d’une journée. Le reste du temps c’est repos, balade au marché, travail sur le blog et recherche d’une pharmacie qui possède les médicaments que l’on cherche. Car si on est tant fatigués, ce n’est pas seulement à cause du voyage mais aussi parce que nous avons des problèmes intestinaux depuis début Mai en Bolivie. Nous avons finalement décidé de consulter virtuellement nos amis médecins pour nous soigner…

CIMGP3634 Nous sommes donc partis en excursion à destination du glacier Pastoruri. Nous n’aimons pas trop être dans un groupe mais c’est le seul moyen d’aller voir le glacier. Il y a beaucoup de route pour le rejoindre ! La journée sur place ne sera pas bien longue, dommage ! Cette partie du Parc National offre de jolis paysages mais il y a moins de sommets enneigés qu’au Nord de Huaraz.

CIMGP3553 CIMGP3557Ici pousse une fleur unique, la Puya de Raimondi. Cette fleur de la famille des ananas mesure entre 6 et 15 metres de haut. Sa base ressemble en effet à celle d’un pied d’ananas ! Sa fleur ressemble quant à elle plus à un cigare. Elle peut vivre plus de cent ans. Lorsqu’elle arrive à maturité, sa tige se couvre de dizaines de milliers de fleurs blanches. Mais cette floraison sera la seule et l’unique car la plante meurt quelque temps après.

CIMGP3569 CIMGP3567 CIMGP3564 CIMGP3560Le glacier Pastoruri a beaucoup perdu de sa superficie ces dernières années. Il reste impressionnant mais le savoir condamné, comme beaucoup de glaciers dans le monde, nous désole. Il offre un beau mur de glace et quelques petits icebergs. Comme il est perché à plus de 5100 mètres d’altitude, le sentier qui y mène nous essouffle vite ! Plus que le glacier, c’est son environnement qui nous plaît car il est entouré de petites lagunes aux jolies couleurs.

CIMGP3571 CIMGP3594 CIMGP3596 CIMGP3613 CIMGP3621Pour notre journée de marche, nous avons choisi d’atteindre la Laguna 69 (chaque lac est numéroté dans le Parc National). En chemin, le bus nous arrête près d’autres lacs qui introduisent bien la journée.

CIMGP3635 Le sentier est superbe et peu difficile. Relativement plat au début, il longe un petit torrent où nous croisons des vaches et des ânes.

CIMGP3638Les arbres ici ont une écorce particulière : on dirait des feuilles de papier à cigarettes ! De grands sommets de plus de 6000 mètres nous entourent, ils sont impressionnants. Certains sont dans les nuages, d’autres se dévoilent ou se retrouvent cachés au fur et à mesure que la journée avance.

CIMGP3640

A droite, le mont Huascaran (6768 mètres) est le plus haut sommet de la Cordillère Blanche.

CIMGP3642Après une montée en zigzag, nous arrivons à une sorte de plaine dominée par un glacier. Nous la traversons et il nous faut encore grimper sérieusement pour rejoindre la fameuse Laguna 69. Malgré les nuages, l’eau a une couleur d’un magnifique bleu.

CIMGP3653 CIMGP3658 CIMGP3665 CIMGP3659 Le retour a Huaraz est très calme, tout le monde roupille dans le bus. Nous sommes aussi fatigués du rythme de la journée : 6h de mini-bus et 6h de marche, 1300m de dénivelé cumulé, 21km.

Cette étape est la dernière du Pérou, visiter la cote et le Nord du pays ne nous attire pas, alors, tristement, nous nous préparons à quitter le Pérou via la Panaméricaine direction l’Equateur !

Bilan du Pérou :

Nous avons adoré le Pérou !

Ce qui nous a surtout plu, ce sont les sites incas. Le Machu Picchu est bien sur extraordinaire mais les ruines de la Vallée Sacrée ne sont pas en reste ! En outre, c’est un pays ou les villes ont beaucoup de charme, bien plus qu’en Bolivie (ne parlons pas de l’Argentine et du Chili !). Le Pérou était la région d’Amérique du Sud la plus peuplée à l’époque coloniale et les Espagnols y ont bâti des maisons, églises et autres édifices tous plus beaux les uns que les autres. Dans ce domaine, c’est la ville d’Arequipa qui remporte tous nos suffrages.

Le Pérou est aussi une destination nature : le canyon del Colca, la Vallée Sacrée, les dunes de Huacachina et la Cordillère Blanche sont des lieux propices à de belles randonnées.

L’une des raisons pour lesquelles nous avons tant aimé le Pérou est que les Péruviens sont très sympathiques. Ils sont bien plus accueillants que leurs voisins boliviens ! C’est un pays beaucoup plus touristique, au niveau de vie plus élevé, à la population plus métissée… et donc moins frileuse face aux Occidentaux. Les gens venaient continuellement discuter avec nous ! Et puis, l’ambiance des bus publics nous a beaucoup amusée avec cette cumbia entêtante !

Le Pérou est un pays bien plus grand que ce qu’on imaginait. Il nous a fallu du temps pour le traverser et on commence à en avoir vraiment marre des longs bus de nuit. Nous sommes nettement moins dynamiques ces derniers temps et on sent que la fin du voyage approche… Manger à l’extérieur devient souvent une corvée, surtout que l’éternel poulet/frites/riz des Péruviens est tout sauf bon ! Alors on cherche des hôtels avec cuisine, pour se retrouver un peu comme à la maison… Si nous avons goûté l’Inca Kola, nous n’avons pas osé tester le « cuy » (prononcer « couille »), le cochon d’inde ! C’est un plat très apprécié au Pérou, surtout pour les grandes occasions… Mais franchement, cela ne donne pas du tout envie !

CIMGP3630
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s