Buenos Aires

  • Du samedi 29 mars au mercredi 2 avril 2014
  • Dimanche 6 et lundi 7 avril 2014

Nous ne renouvelons pas l’expérience du stop pour rallier la capitale. A la place, nous nous installons confortablement dans un siège « cama » (lit) d’un bus de nuit pour vingt heures de trajet. Étonnamment, le temps ne nous semble pas trop long. Loïc est concentré sur son Rubik’s cube et Noémie se plonge dans Germinal. Repas chaud et boissons nous sont servis. Finalement, c’est plus confortable qu’un vol long courrier !

 

Il pleut fort lorsque nous arrivons à Buenos Aires. Difficile de trouver un hébergement par ce temps dans une ville aussi grande. Les deux premières auberges de jeunesse visitées affichent complet. Nous tentons notre chance auprès d’une troisième, recommandée par le Guide du Routard. En fait, l’endroit a changé de propriétaire et est désormais une petite pension pour étudiants. La dame nous accueille chaleureusement et nous propose une chambre avec des matelas neufs (c’est à souligner !) au prix incroyable pour la capitale de 20€ par nuit pour deux. Nous sommes très chanceux sur ce coup là, d’autant plus que nous sommes à moins de cinquante mètres de l’avenue 9 de Julio, l’artère principale de Buenos Aires, qui s’enorgueillit d’être la plus large avenue du monde (140m). Impossible de la traverser en une seule fois quand le petit bonhomme est vert, à moins de piquer un sprint (testé par Loïc) ! Son célèbre obélisque érigé en l’honneur de l’indépendance est à deux pas et le beau théâtre Colon aussi.

 

CIMGP1765 CIMGP1762Pour visiter le quartier de Recoleta, nous optons pour une visite guidée « Free walk ». Le concept est simple : un étudiant vous fait découvrir un quartier pendant une demi-journée, avec ses monuments célèbres et d’autres méconnus, et vous lui donnez la somme que vous voulez selon si vous avez ou non été satisfaits de la visite. Nous apprécions voir et entendre des choses qui ne sont pas dans nos guides, comme cette petite église baroque charmante, coincée entre deux immeubles, celle-là même où une autre divinité s’est marié : le grand Maradona !

 

CIMGP1698CIMGP1703CIMGP1684CIMGP1693A Buenos Aires, l’architecture des immeubles est très éclectique. Il n’y a pas vraiment d’architecture d’ensemble, excepté peut-être dans le très chic quartier de Recoleta, qui ressemble à s’y méprendre aux arrondissements huppés de Paris. Ailleurs, des immeubles art-déco ou néo-classiques côtoient des horreurs des années 70. Finalement, l’ensemble est assez agréable (bien plus qu’à Santiago) et nous goûtons aux joies de la vie urbaine, connaissant notre quartier et ses commerçants au bout d’une semaine.

 CIMGP1720 CIMGP1696 CIMGP1697 CIMGP1689CIMGP1954 Notre visite guidée du premier jour s’est terminée face à l’imposante porte d’entrée du cimetière de Recoleta, le Père-Lachaise argentin. Il est célèbre pour ses mausolées, dont beaucoup sont classés monuments historiques. De nombreuses personnalités politiques y sont inhumées, à l’instar d’Evita, la femme et ministre du président Peron dans les années 50, adulée par les Argentins. Nous déambulons avec curiosité dans les allées, quelque peu décontenancés par la tradition argentine d’exposer les cercueils dans les tombeaux. Certains sont même ouverts et laissent apercevoir des ossements, brrrrr !

 

CIMGP1721 CIMGP1744 CIMGP1737 CIMGP1738 CIMGP1741  CIMGP1745A Buenos Aires, nous ne manquons pas la célèbre Plaza de Mayo, face au palais présidentiel peint en rose. C’est historiquement le lieu de contestation du peuple. Les Grands-Mères de la Place de Mai tournaient autour de la place tous les jeudis de 1976 à 2002, pour réclamer des comptes sur le destin de leurs enfants et petits-enfants disparus pendant la dictature (voir article précédent).

 

CIMGP1822Aujourd’hui, c’est le sort des îles Malouines qui est mis en avant. Nous sommes en effet à la veille du Dia de las Malvinas, jour férié en l’honneur des soldats tombés lors de la Guerre des Malouines face à la Grande-Bretagne en 1982. Les Argentins ne cessent d’affirmer que ces îles leurs appartiennent et la présidente Kirchner laisse parfois entendre l’éventualité d’un nouveau conflit armé pour les récupérer.

 

CIMGP1769Monument aux morts lors de la guerre des Malvines

Monument aux morts lors de la guerre des Malouines

Sur cette même Plaza de Mayo se dresse la cathédrale, construite sur le modèle de notre palais Bourbon (l’Assemblée Nationale) ! L’intérieur, baroque, abrite la tombe du héros de l’indépendance, le général San Martin, gardé par deux soldats. Il n’y a pas une ville en Argentine qui n’ait pas sa rue ou sa place à son nom !

 

CIMGP1807 CIMGP1809_10_11_12_13Impossible de séjourner dans la capitale sans échapper au légendaire tango qui en a fait sa renommée. On croise de nombreux danseurs dans les rues et il est agréable de constater que les touristes ne sont pas les seuls à s’arrêter pour les admirer.

 

CIMGP1795 CIMGP1797Nous tenions à voir un spectacle dans un cabaret et notre choix s’est porté sur le Piazzolla Tango, qui bénéficie d’une très bonne critique dans le Guide du Routard et dont le prix de la place (30€) est abordable (sans dîner ni boisson, sinon il fallait débourser près de 100€ par personne). La salle est très belle. C’est l’un des plus vieux cabarets de la ville et des musiciens renommés y ont joué.

Les gens qui assistent au spectacle sont bien habillés et nous jurons un peu avec nos tenues de randonnée ! Nous avions pourtant acheté des vêtements « de ville » en Nouvelle-Zélande mais ils sont partis le matin même pour la France dans un colis… Qu’importe ! Les lumières s’éteignent vite et nous plongeons dans une ambiance fascinante. L’orchestre entame ses premières notes et le son du bandonéon, indissociable du tango, ne va plus nous quitter de la soirée. Les couples entrent en scène. Les pieds s’entrelacent en de savants pas qui nous donnent le tournis. Les magnifiques robes virevoltent et laissent entrevoir les jambes des danseuses, guidées avec poigne et délicatesse par leur partenaire. Les tableaux s’enchaînent, nous faisant découvrir différents styles de tango, plus ou moins lents, plus ou moins acrobatiques, mais tous plus sensuels et hypnotisants les uns et que les autres.Des chanteurs complètent de temps à autre cet univers typiquement «porteño» (du nom des habitants de Buenos Aires). A noter que le tango n’est pas tombé dans le folklore et est toujours bien vivant, dansé quotidiennement dans les milongas de la capitale par jeunes et vieux, même si tous les Argentins sont loin de savoir le danser !

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Sur un trottoir…

C’est dans le quartier de la Boca que cette danse est née. Quartier pauvre d’immigrants, c’est encore aujourd’hui un coin de Buenos Aires dangereux. L’une de ses rues, le Caminito, fait pourtant partie des incontournables de la capitale et nous y allons en taxi. C’est un repère à touristes ! Les vendeurs de souvenirs côtoient les faux danseurs de tango avec qui l’on peut se faire photographier. Les seuls vrais danseurs, aux costumes défraîchis voire déchirés, appâtent le client devant les restaurants. Les sosies de Maradona (ancien joueur et entraîneur des Boca Juniors, l’une des meilleurs équipe du pays) sont là aussi ! Cette rue est célèbre pour ses maisons colorées mais nous n’y trouvons pas le charme de la belle Valparaiso et nous sommes déçus de ce lieu qui nous semble artificiel.

 

CP1120452 CP1120456 CP1120453 CP1120455 CP1120475 CP1120461 CP1120478Nous quittons Buenos Aires pour la petite ville de Colonia del Sacramento, en Uruguay, de l’autre côté du Rio Plata. A notre retour nous terminons notre visite par le Musée des Beaux Arts, qui abrite notamment des œuvres de Goya, Monet, Manet, Gauguin, Courbet… pour notre plus grand plaisir. Derrière le musée, on peut admirer l’un des symboles de la ville : une immense fleur métallique dont les pétales s’ouvrent et se ferment avec le soleil.

 

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3 réflexions au sujet de « Buenos Aires »

  1. Est-ce que vous avez vu la fleur métalique s’ouvrir ou se refermer? en allant de près, on a remarqué qu’une petale était cassée, et on se demandait si ca marchait encore… bonne suite de voyage!!!

  2. Buenos Aires a l’air d’être une jolie ville.
    La plaza de Mayo j’avais aussi vu ça au lycée en espagnol, je me rappelle que ça m’avait beaucoup marqué à l’époque.
    ce spectacle avait l’air super !
    Super idée la fleur métallique !

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