Santiago et Valparaiso

Du vendredi 7 au vendredi 14 février 2014

Notre avion de la compagnie sud-américaine LAN décolle Vendredi 7 février à 16h15 d’Auckland pour atterrir près de douze heures plus tard à Santiago ce même vendredi 7 février mais à 11h30 du matin ! En traversant l’Océan Pacifique, nous avons franchi la ligne imaginaire de changement de date et avons remonté le temps ! C’est une sensation assez marrante à vivre mais surtout très fatigante. Nous avons seize heures de décalage horaire dans les jambes, d’autant plus que nous n’avons pas dormi dans l’avion. La journée est longue… et pour cause : nous la vivons deux fois ! Notre organisme est complètement déboussolé. La première nuit, nous nous réveillons à quatre heures du matin affamés. Nous nous jetons sur les barres de céréales qu’il nous restait de nos randos ! Nous sommes amorphes toute la journée et Loïc passe d’ailleurs une bonne partie de l’après-midi à dormir. Bien sûr, il ne dormira pas de la nuit avant cinq heures du matin. Nous nous réveillons le lendemain tous les deux à midi et demi… Bref, c’est du grand n’importe quoi et il nous faut bien deux jours pour être sur pied. Prévoyants, nous avions anticipé ce choc et nous avions décidé de nous ménager pendant nos premiers jours au Chili.

Nous sortons tout de même de notre torpeur pour nous balader dans la capitale chilienne. Santiago n’est pas une ville à l’architecture harmonieuse. Les vieilles églises plus ou moins entretenues et des immeubles du XIXe siècle côtoient des bâtiments plus récents assez laids. Néanmoins, la ville n’est pas dénuée de charme. Les rues sont animées, à l’image de la Plaza Brasil près de laquelle nous logeons. Il y a tous les soirs de la musique, des vendeurs ambulants… Cette nouvelle ambiance nous séduit de suite ! Par contre, nous comprenons vite que nous devrons être plus prudents qu’en Asie. A l’auberge de jeunesse, on nous a bien spécifié de ne pas sortir dans notre quartier après 22 heures. L’insécurité se voit également au niveau des maisons individuelles qui ont toutes barrières et barbelés à l’entrée. Les policiers et vigiles de supermarchés ont tous des gilets pare-balles !

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Le palais présidentiel

CIMGP0147 CIMGP0157 CIMGP0155 CIMGP0148_49_50_51_52 CIMGP0169 CIMGP0162L’atmosphère générale a un petit côté méditerranéen mais il y a ce je-ne-sais-quoi qui fait que, d’emblée, on ne se sent pas en Europe ; tout un tas de petites choses spécifiques à l’Amérique Latine. La langue par exemple : nous nous apercevons vite que le vocabulaire et la construction des phrases diffèrent pas mal du castillan. Ainsi, on dit « papas » au lieu de « patatas » (les pommes de terre) ; « jugo » au lieu de « zumo » (le jus de fruit)… etc. Ici, c’est à Noémie que revient la tâche de communiquer, même si après onze ans sans pratique, son espagnol est un peu rouillé ! Mais les gens sont très sympathiques et font beaucoup d’efforts pour se faire comprendre. Et nous révisons un peu chaque soir les bases de la conversation ! Jour après jour, les phrases se font plus fluides et Loïc commence à s’exprimer.

Nous délaissons Santiago pour mieux profiter de la belle cité côtière de Valparaiso. C’est ici que nous avons choisi de nous reposer, tout en profitant des richesses de la ville ! Ainsi, nous faisons la grasse matinée (une fois n’est pas coutume !) et suivons avec intérêt les jeux olympiques de Sotchi. L’après-midi, nous sortons nous balader dans la ville et ses cerros, les collines qui se dressent face à l’Océan Pacifique.

CIMGP0216 CIMGP0209 CIMGP0305On ne se lasse pas de déambuler dans ces rues et l’on prend plaisir à se perdre dans ce dédale de couleurs chatoyantes. Les maisons sont ici recouvertes de tôles peintes de couleurs bigarrées et de nombreuses fresques, ce qui confère à la ville un charme et une gaieté hors du commun. A l’origine, on utilisait les restes de peinture qui avaient servi à peindre les bateaux pour les maisons et la tradition est restée !

CIMGP0317 CIMGP0278 CIMGP0284_5_6_7_8 CIMGP0269 CIMGP0256 CIMGP0272 CIMGP0238 CIMGP0249 CIMGP0236 CIMGP0228 CIMGP0230_1_2_3_4 CIMGP0223Valparaiso est incontestablement une ville d’artistes !

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Le musée à ciel ouvert. Malheureusement, de nombreux tableaux ont été taggués.

Stitched Panorama Stitched PanoramaCIMGP0207 CIMGP0294 CIMGP0300 Pour se hisser sur les collines, il faut mettre à l’épreuve ses mollets car la pente est raide ! Certains cerros sont équipés de vieux funiculaires mis en service au début du siècle dernier.

CIMGP0355Encore plus qu’à Santiago, nous trouvons à Valpo une joie de vivre et une grande animation dans les rues : danseurs de tango ou de danses traditionnelles, spectacles de marionnettes…

CIMGP0170 CIMGP0186 CIMGP0183Le célèbre poète chilien Pablo Neruda a été séduit par le charme de la ville et il s’est installé à la Sebastiana, une maison originale qu’il a meublée avec beaucoup de goût d’objets et d’oeuvres d’arts hétéroclites.

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Sa maison, malheureusemment les photos sont interdites à l’intérieur.

Pendant ces premiers jours au Chili, nous prenons plaisir à découvrir la gastronomie locale. Nous testons le « pastel de choclo », une sorte de hachis parmentier dans lequel la purée est remplacée par du maïs. C’est assez bourratif ! Le « ceviche » est une salade de poisson cru marinée dans du jus de citron. On le retrouve dans nombre de pays d’Amérique Latine et il est ici agrémenté de poivrons. C’est délicieux et très léger.

Autre plat que l’on adore, les « empanadas », des petits chaussons chauds fourrés à diverses farces (viande hachée, tomate et fromage, moules…). On en mange presque tous les midis ! A Valparaiso, nous avons cuisiné nos dîners et nous mangions beaucoup de crudités et surtout des avocats, plein d’avocats ! Ils coûtent trois fois rien et on en trouve à tous les coins de rue.

CIMGP0339 CIMGP0200Par contre, s’il y a bien des plats qui ne nous tentent pas, ce sont tous ceux qui sont cuisinés « a la pobre » (« à la pauvre »). Si vous prenez un steack par exemple (« lomo a la pobre »), il sera accompagné d’une montagne de frites pas bien cuites, de deux oeufs sur le plat et d’une compotée d’oignons. Loïc a tenté une fois… mais pas deux ! Dans le même registre, les hot dogs sont ici très appréciés et ils dégoulinent d’avocat, de mayonnaise et de ketchup ! D’ailleurs, les rayons mayo des supermarchés sont impressionnants… Les desserts nous plaisent bien et on a vite appris à reconnaître les « pastelerias » (pâtisseries). On y trouve beaucoup de gâteaux fourrés au « manjar » ou « dulce de leche » comme disent les Argentins. Ce qu’on pourrait traduire par « confiture de lait » est une crème onctueuse très sucrée. C’est bien meilleur que la confiture au petit-déjeuner ! Tellement meilleur que nous avons pris la fâcheuse habitude d’attaquer le pot à la petite cuillère…

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2 réflexions au sujet de « Santiago et Valparaiso »

  1. Trop bien de remonter le temps !
    Mais effectivement dur décalage horaire …

    C’est beau ces bâtiments !
    Trop belles les maisons colorées et décorées !

    Pablo Neruda j’adore !!! c’était la prof d’espagnol du lycée theuriet qui me l’avait fait découvrir, j’avais trop adoré direct ! comment elle s’appelait cette prof … qui était d’ailleurs un peu (beaucoup) peau de vache …

    Les empanadas ! mon mari adore en faire ! lol

    Vous avez l’air de vous régaler en tout cas !!!
    Profitez bien du Chili !

  2. ça donne vraiment envie! Valparaiso a l’air magnifique… Et j’aurais peut-être l’occasion d’y aller finalement! N’oubliez pas de me prévenir quand vous approcherez de l’Equateur que je puisse vous donner des pistes/contacts.

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