Coromandel Peninsula et Auckland – Bilan de la Nouvelle-Zélande

Du mercredi 5 au vendredi 7 février 2014

C’est déjà la fin de notre séjour en Nouvelle-Zélande… Ces cinq semaines sont passées tellement vite ! Et pourtant, comme vous l’avez constaté, on en a vu des choses !

Avant de rejoindre Auckland, nous allons nous balader du côté de la péninsule de Coromandel, au Nord-Ouest. Le climat est très doux ici et l’on trouve beaucoup de cultures maraîchères comme le kiwi bien sûr mais aussi l’avocat. Nous roulons longtemps pour atteindre ces plages très prisées des habitants d’Auckland pour leurs week-ends et leurs vacances. On les comprend : la région est charmante, « lovely » comme on dit ici !

On a beau être en fin d’été (l’école vient tout juste de reprendre), il y a encore beaucoup de vacanciers qui profitent des joies du tourisme balnéaire. Nous peinons à trouver une place de parking à Hahei ! C’est ici que se trouve la Cathedral Cove, une petite crique cachée qui abrite des voûtes de calcaires creusées par la mer. Le sentier qui y mène est assez long mais cela n’a manifestement pas dérangé la foule qui se presse sur la plage. Il fait bon mais l’eau est froide… sauf pour quelques courageux !

CIMGP0081 CIMGP0076_77_78_79_80 CIMGP0082 CIMGP0101 CIMGP0114La plage principale d’Hahei a la particularité d’abriter des sources chaudes à marée basse. Une poche de magma se trouve en effet à quelques kilomètres sous terre. Munis d’une pelle, les visiteurs creusent leur propre petite piscine dans le sable, pour en faire un spa privé… Privé c’est vite dit au vu de l’attroupement que l’on rencontre en arrivant ! Nous n’avons pas prévu de tenter l’expérience… Par contre, on s’amuse bien à regarder nos congénères creuser leur trou et un savant réseau de canaux pour rafraîchir ou réchauffer leur petit bassin. Tout cela a un petit côté documentaire animalier ! Cliquez sur la photo puis zoomez pour bien les voir (et remarquez comme Noémie les observe d’un œil dubitatif !).

Stitched Panorama

Personne au centre : l’eau est trop chaude !

Nous arrivons tard le soir même à Auckland, où nous trouvons pour deux nuits un camping près de l’aéroport. Nous y passons du temps à ranger la voiture et à faire nos sacs (on oublie vite à quel point c’est pénible !).

Nous ne partons pas sans faire un petit tour dans Auckland, d’autant plus que nous devons retrouver Trudie et Phil, avec qui nous avions sympathisé lors de la Kepler Track. Lors d’un dîner mémorable, nous fêtons notre dernière soirée chez les kiwis (avec des kiwis !) et nos six mois de voyage.

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Noémie est toute contente de porter des vêtements de fille… (en laine mérinos, LA fibre kiwi par excellence !)

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La serveuse n’était pas très douée pour les photos, dommage…

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Bilan de la Nouvelle-Zélande :

Malgré les nuits froides et humides sous la tente, malgré les litres d’eau qui nous sont tombés sur la tête et sur le toit de la voiture, on doit dire que la Nouvelle-Zélande a été un gros coup de coeur (et puis, il a quand même fait beau plein de fois !). Alors oui, vous avez l’impression de lire un peu cela à chaque bilan mais c’est vrai. On a adoré la quasi-totalité des pays traversés depuis six mois mais ce sont des pays qui sont, pour nous, des endroits géniaux pour des vacances, pas pour du long terme. Alors que là on se verrait presque y vivre… ce qui nous permettrait de passer du temps dans toutes les belles régions traversées !

Nous avons ressenti une sensation de liberté grâce à notre voiture. Pas de temps perdu à préparer la prochaine étape – Loïc ayant planifié toute la Nouvelle-Zélande en juin dernier – et donc pas de temps perdu dans les gares à faire la queue derrière un guichet (on perd vite une bonne demi-journée). Surtout, on pouvait s’arrêter où on voulait, quand on voulait. Il n’y a rien de plus frustrant que de traverser des paysages sublimes en bus et de ne pas pouvoir s’arrêter pour en profiter. Avant de partir, nous nous étions renseignés sur la location d’un van mais cela coûtait vraiment trop cher. Sur place, plusieurs personnes nous ont dit regretter d’avoir opté pour cette solution tant la consommation en essence était élevée. Certains roulaient même tout le temps à 70 kms/h pour économiser ! Et puis, on aime camper… C’était chouette de retrouver notre petite maison tous les soirs !

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Il est curieux ce canard !!

Les nuits n’ont pourtant pas toujours été des plus reposantes… Nous vous avons parlé des aléas climatiques mais ce qu’on n’a pas dit c’est que le confort n’était pas des plus luxueux : nous avons des matelas auto-gonflants de 120 cm de long. Ils vont donc des épaules aux genoux. Combien de fois Noémie s’est-elle réveillée les épaules posées non pas sur le matelas mais à même le sol ! La faute au coussin gonflable qui bougeait… Et puis elle n’a vraiment pas eu de chance avec son matelas. En Nouvelle-Calédonie, son premier matelas (tout neuf) a rendu l’âme. Nous en avons racheté un à Christchurch et au bout de trois semaines de voyage, même problème : une énorme bulle se forme le en gonflant… Heureusement que nous avions gardé le ticket de caisse ! Trois matelas en un mois et demi, tout de même ! La poisse !

Toujours dans l’idée du camping et de l’autonomie, Loïc a pris plaisir à cuisiner de nouveau, à faire les courses et réfléchir aux dîners (Noémie s’occupait de monter la tente, nous sommes un couple moderne !).

Sans surprise, la Nouvelle-Zélande est un pays qui a mis une claque à notre budget. Camper et cuisiner nous a toutefois permis de nous en sortir pour moins cher qu’au Japon alors que nous sommes restés plus longtemps chez les kiwis. Globalement, les dépenses liées à la vie quotidienne ne sont pas beaucoup plus chères qu’en Europe. Par contre, toutes les activités touristiques sont onéreuses. Trop onéreuses. Nous avons souvent eu le sentiment que le touriste est une vraie vache à lait !

Nous avons à plusieurs reprises souligné le fait que les Néo-Zélandais étaient un peuple très respectueux de la nature. Dans l’ensemble, c’est vrai, et les actions menées par le DOC le prouvent. Mais nous avons malheureusement constaté que les kiwis n’étaient pas des modèles dans d’autres domaines : ils emploient des pesticides interdits depuis des années en Union Européenne, les piles ne sont pas recyclées, la viande est bourrée d’OGM et de produits chimiques… voilà qui ternit un peu l’image de pays « vert ».

Pour ne pas terminer sur une note négative, nous insistons sur le fait que la Nouvelle-Zélande a été une source de souvenirs extraordinaires pour nous, on en redemande !

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3 réflexions au sujet de « Coromandel Peninsula et Auckland – Bilan de la Nouvelle-Zélande »

  1. L’accès à Cathedral Cove était fermé quand nous y étions (éboulement de terrain quelques jours avant), nous avons dû passer par le côté mer pour y arriver !
    Et sinon, pour le bilan, j’aurais presque pu l’écrire ! (sauf pour la comparaison avec les autres pays et les problèmes de camping) Sinon, mêmes sentiments, mêmes sensations 🙂
    Et de vous lire me donne encore plus envie d’y retourner !

  2. Superbe cette plage avec ces voutes et blocs de calcaire !

    Trop fort les spa sur la plage lol

    Ma pauvre Noémie tu as eu la pouasse avec tes matelas …

    En tout cas super bilan encore !
    et encore de beaux souvenirs !

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