Rotorua

Lundi 3 et mardi 4 février 2014

Nous restons dans la thématique « volcans » en continuant notre route vers Rotorua, la capitale de la géothermie en Nouvelle-Zélande.

Nous longeons l’immense lac Taupo, le plus grand du pays. Il est né d’une immense éruption volcanique.

CIMGP9884 CIMGP9883Premier arrêt, les chutes Huka, plutôt originales. La Waikato River plonge ici dans un gouffre très étroit, créant de gros bouillons dans cette eau d’un beau bleu glacier.

CIMGP9888 CIMGP9898L’an passé, lors de notre voyage en Islande, nous avions adoré les sites géothermiques visités. Nous étions impatients d’en revoir, d’autant plus que nous avions été très déçus par la mise en scène de Beppu au Japon. Nous partons tout d’abord pour le site d’Orakei Korako. Il se trouve de l’autre côté d’un lac que l’on doit traverser en bateau. De la rive de départ, il semblerait qu’une immense coulée de lave a englouti la forêt sur la colline. En réalité, le sol ici est composé de sulfates et de souffre. Tiens, l’odeur d’oeufs pourris est de retour ! Du fait de l’activité géothermique intense, la température extérieure est ici plus élevée de quelques degrés. Le site n’est pas très grand et se parcourt en une heure et demi mais il offre des formations variées et intéressantes, notamment en terme de couleurs. Comme toute activité touristique en Nouvelle-Zélande, l’entrée est très chère, dommage…

CIMGP9909Stitched Panorama CIMGP9926 CIMGP9929 CIMGP9922 CIMGP9908 CIMGP9904A Wai-o-Tapu aussi, il faut sortir ses dollars pour admirer les bizarreries de la nature. La journée nous revient cher mais cela vaut le coup. Ici, les différents bassins ont des couleurs dignes d’une palette de peintre : jaune pour le souffre, rouge pour l’oxyde de fer, vert pour l’arsenic… Des marmites de boue « bloblotent » en permanence et la « piscine de champagne », profonde de plus de 60 mètres, fume constamment tandis que des milliers de petites bulles de dioxyde de carbone pétillent à la surface.

CIMGP9936 CIMGP9959 Stitched Panorama Stitched Panorama CIMGP9975 CIMGP9982Ce parc géothermique est différent du premier et les deux se complètent bien. Il était cependant hors de question pour nous d’assister à cette mascarade du « réveil du geyser » à 10h15 précises. Ce geyser est déclenché artificiellement par de la lessive… Une honte quand on sait que c’est cela qui a « tué » le gros geyser d’Islande (celui qui a donné son nom à tous les autres). Vous allez dire qu’on joue les blasés et qu’on ne cesse de faire des comparaisons avec l’Islande, mais quand on a vu un vrai geyser exploser naturellement (et gratuitement), on n’a pas envie de payer pour en voir une pâle copie.

Avant de rejoindre le camping du DOC que nous avons repéré pour la nuit, nous allons nous baigner dans une petite rivière d’eau chaude. Celle-ci est bien cachée dans l’arrière-pays de Rotorua et nous remercions Phil, rencontré lors de la Kepler Track, de nous avoir donné les indications pour trouver ce coin connu seulement des locaux ! L’eau est encore plus chaude qu’un bain…

CIMGP0004_5_6_7_8Rotorua n’est pas seulement la capitale de la géothermie, c’est aussi une ville tournée vers la culture maorie. Nous étions étonnés de ne pas avoir croisé un seul Maori dans l’île du Sud. Ils vivent en effet essentiellement dans la région d’Auckland. Moins stigmatisée que les Aborigènes d’Australie, la communauté autochtone du pays possède quand même, dans l’ensemble, un niveau de vie bien inférieur aux autres Néo-Zélandais. Ils sont soucieux de préserver une certaine identité culturelle. Des écoles enseignent ainsi la langue maorie et des villages mettent en valeur les anciennes coutumes en les faisant revivre pour les touristes. C’est ainsi que nous sommes allés à Whakarewarewa (!) où, après avoir arpenté les rues en compagnie d’une guide, nous avons assisté à une petite représentation de danses traditionnelles. Toute l’assistance attendait le fameux haka ! Mais c’était oublier que les Maoris, peuple d’origine polynésienne, possèdent toute une palette de danses diverses qui ne sont pas sans rappeler celles que l’on peut voir à Tahiti. D’ailleurs, en langue maorie, « femme » se dit aussi « vahiné » ! Les danses guerrières des hommes nous ont aussi rappelé celles que nous avions vues à Nouméa, exécutées par les danseurs originaires de Wallis-et-Futuna. Enfin les danseurs ont entonné le terrible haka, ce rituel d’intimidation guerrier rendu célèbre par les joueurs de rugby des All Blacks. Le rythme saccadé, les gestes agressifs, les mimiques féroces et les cris gutturaux sont fascinants et impressionnants ! Nous adorons, même si la danse passe trop vite à nos yeux !

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7 réflexions au sujet de « Rotorua »

  1. Coucou, J’en ai des frissons et presque les larmes aux yeux de vous lire et de pouvoir revoir ces paysages.

    Merci

  2. Même pour nous qui n’avons jamais vu de vrai geyser exploser naturellement, il n’était pas question de payer pour voir quelque chose qu’on déclenche artificiellement à heure précise… Mais à part ça, en ce qui me concerne, Rotorua reste l’un de mes moments préféré en Nouvelle Zélande 🙂 Même l’odeur d’oeuf pourri on s’y fait tellement c’est beau !

  3. Noémie, Loïc, malheureusement Geysir va devenir payant à partir de mars. C’est une propriété privée et les propriétaires vont faire payer 3,8€ l’entrée, soi-disant pour permettre de payer le nettoyage du site et des aménagements. A 600000 visiteurs par an en moyenne pour le site faites le calcul ça fait 2,3M d’€ par an!!!! Cher le nettoyage!!!
    En tout cas je suis contente de l’avoir fait l’année dernière 🙂
    En juin 2013 Kerid était aussi devenu payant, ça m’était un peu resté en travers de la gorge d’ailleurs.

    • Oh ! L’info nous reste aussi en travers de la gorge… L’Islande restait peut-être le seul pays où le touriste n’était pas traité comme une vache à lait, et là, c’est le début de la fin…

  4. Le réveil du geyser à la lessive, ça me rappelle « La planète disneylandisée » de Sylvie Brunel!
    Les photos sont toujours aussi belles, et les couleurs incroyables.
    J’ai hâte de lire votre récit sur le Chili!
    Gros bisous à tous les deux

    • Et oui, c’est bien ce même geyser ! J’ai (Noémie) relu les chapitres correspondant à la Nouvelle-Zélande dans le livre de Sylvie Brunel et je dois constater qu’elle a pas mal exagéré certains points… C’est dommage car cela décrédibilise un peu son propos ! Il va falloir patienter encore un peu pour le Chili : nous avons une dernière région de Nouvelle-Zélande à vous faire découvrir 🙂 Gros bisous à tous les trois !

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