Wellington et le Tongariro National Park

Du jeudi 30 janvier au dimanche 2 février 2014

Nous disons au revoir à l’île du Sud et arrivons en Ferry à Wellington, la capitale de la Nouvelle-Zélande. Nous y passons un court après-midi à arpenter les magasins de randonnée en quête d’une doudoune pour la Patagonie. Nous profitons également de notre passage dans la ville pour visiter le musée Te Papa. C’est un musée interactif, essentiellement consacré à la nature en Nouvelle-Zélande sous toutes ses formes : activité sismique, faune, flore… Le lieu est très ludique.

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Un calamar géant baigne dans le formol, il a été capturé vivant par des pêcheurs !
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Et voici les différentes variétés de Kiwis…

CIMGP9651Nous ne nous attardons pas plus dans la région. Nous souhaitons en effet rouler vers les zones volcaniques du pays. Les paysages que nous traversons contrastent avec l’île du Sud dans le sens où nous voyons tout plein de maisons partout ! Les petites villes se succèdent bien plus fréquemment ici et il y a même des routes à quatre voies. Pourtant, dès que l’on s’éloigne un peu des grands axes, on retrouve la quiétude rurale propre à la Nouvelle-Zélande, avec ses collines, ses belles rivières et ses moutons bien sûr !

CIMGP9654 CIMGP9665 CIMGP9672CIMGP9881Le Tongariro National Park est une région où les volcans sont rois. Leur sommet s’impose dans le paysage alors que nous roulons parmi une lande de gynériums, ces sortes de plumets blancs que l’on trouve partout en Nouvelle-Zélande. Le mont Ruapehu est le plus imposant d’entre eux, c’est d’ailleurs le point culminant de l’île du Nord. Son sommet à l’air découpé un peu comme un œuf à la coque. Nous gravissons ses pentes en voiture. Le paysage est de plus en plus austère. Plus nous montons, plus la végétation se raréfie et laisse la place à des coulées de lave durcies et à des roches. Plus de doute possible, nous sommes bien sur un volcan ! Au bout de la route, la surprise attend le visiteur qui ne s’y attendait pas : il y a une station de ski ! Comme c’est l’été, elle est en sommeil pour quelques mois. Voir toutes ces infrastructures – tire-fesses, télésièges, appartements – déserts est très étrange. Le lieu semble mort ! On ne peut s’empêche de comparer cette station avec les stations de ski françaises qui, en été, sont couvertes d’alpages bien verts et de sapins.

CIMGP9684 CIMGP9686 CIMGP9687A Whakapapa, une petite balade nous conduit à travers la végétation et les coulées de lave vers une chute d’eau. Le ciel est chargé et nous ne pouvons pas bien voir le mont Ngauruhoe, volcan au cône parfait, pourtant tout près d’ici.

CIMGP9696 CIMGP9699CIMGP9707Nous sommes dans la région pour le Tongariro Alpine Crossing Track, considéré comme l’un des plus beaux treks d’une journée au monde. Nous espérons qu’il mérite sa réputation ! D’une longueur de 19 kilomètres, il nécessite plus de huit heures de marche, du fait des dénivelés conséquents.

CIMGP9711Nous avons décidé de dormir au début du sentier, dans un camping du DOC couplé à un refuge. Nous plantons la tente sur un sol volcanique fait de poussière et de sable. Heureusement, nous avons accès à la cuisine du refuge pour passer la soirée car l’endroit est plutôt inhospitalier ! Ce n’est pas un ranger qui garde le refuge mais une volontaire venue de Hong Kong. Elle est très rigolote. Comme nous sommes en pleine période du Nouvel An chinois, elle a absolument tenu à faire une photo avec toutes les personnes présentes pour rassurer ses parents qui avaient peur qu’elle soit seule pour la fête !

CIMGP9714IMG_1944[1]CIMGP9719Cette soirée sympathique va pourtant tourner au cauchemar au moment d’aller se coucher. Le vent est terrible, avec des bourrasques violentes qui fouettent la tente et la secouent dans tous les sens. Nous tentons de nous endormir dans ce chaos mais les bourrasques arrivent à s’engouffrer sous la toile en charriant des pelletées de sable et de poussière. Nous en sommes recouverts ! A minuit passé, nous déclarons forfait et démontons la tente rapidement pour aller installer tapis de sol et sac de couchage dans la cuisine du refuge. Nous sommes à l’abri, mais nous ne dormirons pas sereinement pour autant. Le vent fait un boucan d’enfer et nous avons froid. Sans oublier le fait que la poussière est partout : dans le sac de couchage, dans nos cheveux, sur les coussins, le matelas… Horrible ! Cette nuit n’est peut-être pas la pire du voyage (celles passées dans le train et dans les gares en Chine occupent le top du classement) mais elle est bien positionnée pour faire partie de nos plus mauvais souvenirs du voyage.

Autant vous dire que nous ne sommes pas très frais quand il faut se lever à 6 heures pour le trek. Nous nous demandons même si nous sommes en état d’y aller et nous motivons mutuellement à ne pas abandonner. C’est le panorama qui nous saute aux yeux lorsque nous ouvrons la porte du refuge qui nous ôte toute hésitation. Le volcan n’est plus dans la brume et se dévoile face à nous. Impossible de résister à l’appel d’une marche dans ce paysage !

CIMGP9735 CIMGP9736Le sentier est relativement plat au début, ce qui nous réveille en douceur et nous échauffe. Nous sommes au pied du Mont Ngauruhoe (2287 m). Son voisinage imposant nous oblige à lever les yeux constamment vers lui pour l’admirer. Nous marchons sur des coulées de lave plus ou moins récentes. On distingue les différentes périodes d’éruption par leur couleur. Après une heure de marche, l’ascension commence. Nous n’allons pas jusqu’au sommet du volcan mais gravissons tout de même une bonne partie de son flanc.

CIMGP9750 CIMGP9751Nous redescendons ensuite sur une sorte de plaine qui se trouve entre les Monts Ngauruhoe et Tongariro. Là encore, nous nous retournons constamment pour contempler le cône. De nouveau une bonne grimpette et nous voici face à un panorama époustouflant. Tout n’est que lave, poussières volcaniques et lahars (coulées de boue) séchés, à perte de vue. On ne distingue aucune activité humaine. C’est ici que Peter Jackson, le réalisateur du Seigneur des Anneaux et de The Hobbit, situa le Mordor. Rappel : cliquez sur les panoramas pour mieux les voir !

Stitched PanoramaStitched PanoramaLa descente dans la cendre volcanique nous rappelle soudainement quelques souvenirs ! Nous avons l’impression de descendre les pentes du Mont Fuji et son horrible poussière qui vous fait glisser constamment. C’est fou comme ces sensations reviennent à nous comme des bouffées ! Heureusement pour nous, il n’y a qu’un court passage de la sorte.

CIMGP9845 CIMGP9822En bas se trouvent les Emerald Lakes, lieu de pique-nique idéal. L’endroit est d’ailleurs très prisé, d’autant plus qu’il y a beaucoup de monde sur le sentier aujourd’hui (nous sommes dimanche).

CIMGP9817 CIMGP9824 CIMGP9825 CIMGP9857Alors que nous nous dirigeons vers le Blue Lake, le paysage est encore plus beau, on n’en revient pas !

Stitched Panorama Stitched PanoramaEn fin de journée, la descente se fait dans un paysage rempli de fumerolles. L’odeur de souffre caractéristique nous rappelle encore une fois bien des souvenirs. Entre l’Islande, le Japon et l’Indonésie, on commence à en avoir vu des volcans !

CIMGP9870 CIMGP9874Les derniers kilomètres ont lieu dans une forêt. Enfin de l’ombre ! Mais la descente est longue. Une navette ramène Loïc au parking. Il reviendra chercher Noémie après avoir récupéré la tente. Nous ne voulions pas payer la navette pour deux personnes, tant son prix était indécent (1$ la minute !).

Le Tongariro Alpine Crossing Track est donc bien à la hauteur de sa réputation. C’est simple, cette journée a été pour nous l’une des plus belles (si ce n’est la plus belle) de celles passées en Nouvelle-Zélande. Et pourtant, elle avait tellement mal commencée avec la nuit que nous avions passé !

Le soir, arrivés au camping, nous devons patienter un peu avant de nous reposer : nous devons dépoussiérer tout notre matériel de camping (et nous-même !). Il a fallu tout passer à l’éponge humide, secouer les sacs de couchage, faire une lessive… Cela nous a bien occupés ! Nous rencontrons un nouveau couple de Français. Décidément, on papote tous les soirs ! Et le retard dans notre blog s’accumule !

3 réflexions au sujet de « Wellington et le Tongariro National Park »

  1. Pour réagir sur la dernière phrase : le rythme de publication s’accélère, c’est parfait pour les fidèles lecteurs !
    Mercredi on jouera chez R. à Belleville, nous parlerons de toi.
    Oudemia

  2. C’est tout simplement magnifique 🙂
    J’imagine pas du tout la nuit que vous avez dû passer, mais c’est sûr que ça aurait été bien dommage de passer à côté d’une telle randonnée.

  3. Sympa le musée avec le calamar géant !
    Que de beaux paysages encore ! vraiment ça me plairait d’y aller !
    Mes pauvres quelle nuit 😦

    Superbes ces photos des volcans ! c’est impressionnant !

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