Le Sud de la Grande Terre

Du vendredi 27 au dimanche 29 décembre 2013

Le « caillou » ne se résume pas à des plages de sable fin, eaux turquoises et poissons tropicaux ! L’intérieur des terres recèle en effet de paysages époustouflants. Pour les découvrir, nous louons une voiture et embarquons la toile de tente. Cap tout d’abord vers le sud et la région de Yaté, où se trouve une formidable réserve naturelle : le Parc de la Rivière Bleue.

Dès que l’on quitte les faubourgs de Nouméa, on se retrouve plongé dans des paysages vides d’hommes, aux reliefs et aux couleurs surprenantes. Le bleu de l’eau laisse ici place au rouge et à l’ocre de la terre dont la couleur caractéristique est liée à la présence d’oxyde de fer. Ce sol, c’est la latérite. Outre le fer ; le chrome et le fameux nickel qui font la richesse du territoire le composent. Cette terre contient très peu d’éléments nutritifs. Les plantes qui poussent ici sont donc des espèces qui ont dû s’adapter. D’ailleurs, 95 % d’entre elles sont endémiques, c’est-à-dire qu’elles ne poussent qu’en Nouvelle-Calédonie ! Vous ne les verrez nul part ailleurs ! Fascinant, non ?!

CIMGP7300Arrivés au Parc de la Rivière Bleue, nous laissons notre petite voiture sur le parking (elle n’a pas le droit de venir avec nous !) pour prendre une navette jusqu’à l’aire aménagée pour bivouaquer. Au début, le paysage est très sec et la végétation basse. Nous longeons le lac artificiel de Yaté, formé en 1958 par la construction du barrage du même nom. Des troncs nus et blancs sans végétation surgissent de l’eau. Ce sont les restes d’arbres au bois imputrescible inondés lors de la mise en eau du lac artificiel. Ils forment désormais l’étrange paysage de la Forêt Noyée.

CIMGP7304 CIMGP7308Tout à coup, au détour d’un virage, nous nous retrouvons dans une forêt humide! On comprend mieux l’expression de « micro-climat » employée par le gardien du parc. C’est le domaine du cagou, l’oiseau emblème de la Nouvelle-Calédonie. Lui-aussi, vous ne le verrez nul part ailleurs : il est endémique. Étant une espèce rare, on ne s’imaginait vraiment pas en voir facilement. Pourtant, plusieurs de ces volatiles sont au bord de la route !! Gros comme une perdrix, le cagou porte une huppe sur la tête qui se hérisse lorsqu’il a peur. Il ne vole pas, niche au sol et ne pond qu’un seul œuf par an. Il est de ce fait très menacé. Il se nourrit d’insectes et de vers.

CIMGP7322Nous découvrons aussi le majestueux kaori, un arbre de la famille des conifères. Il y en a plusieurs dans le parc, notamment le Grand Kaori, dont le diamètre à la base du tronc atteint 2,50 mètres ! Il culmine à plus de 40 mètres de hauteur et est vieux de plus de 1000 ans.

CIMGP7337Nous camperons deux nuits près de la Rivière Bleue, dont l’eau si claire est très vivifiante ! Aucun poisson ne vit dedans à cause de la haute teneur en fer de l’eau, mais des petites crevettes s’y accommodent très bien !

CIMGP7338 CIMGP7427 CIMGP7429 CIMGP7348Pour découvrir l’environnement du parc, nous partons le lendemain pour une grande journée de randonnée. Quatre heures de marche pour aller nous baigner au pied d’une cascade de rêve puis quatre pour rentrer au camp. Nous sommes très fatigués mais enchantés par cette marche : flore unique, calme absolue (nous n’avons croisé qu’une famille dans la journée) et baignade très, très rafraîchissante !

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Plante carnivore appelée ici gourde des mineurs

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Un kaori, arbre dominant la canopée, de la famille des conifères

CIMGP7369 CIMGP7376 CIMGP7412 CIMGP7396 CIMGP7386Avant de quitter le parc le dimanche, nous demandons au conducteur de la navette de nous déposer à la Forêt Noyée afin de profiter pleinement de cet environnement unique.

CIMGP7436 CIMGP7440 CIMGP7441 CIMGP7445 CIMGP7448 CIMGP7453 CIMGP7451 CIMGP7460Nous retrouvons notre petite 107 et, après un dernier tour sur les pistes du parc, reprenons la route du sud, pour la petite bourgade de Yaté. La route longe le lac et serpente entre les montagnes de couleur vert-gris émaillé de rouge. Au sommet d’un col, l’Océan Pacifique se dévoile. Yaté est au bord de cette grandiose étendue marine et nous déjeunons face à l’océan.

Stitched Panorama CIMGP7496 CIMGP7497 CIMGP7500L’après-midi, nous partons admirer les chutes de la Madeleine. Les abords du site sont formés d’un sentier botanique bien aménagé.

CIMGP7502 CIMGP7508 CIMGP7515 CIMGP7521 CIMGP7525C’est au cœur de ce maquis minier que nous plantons la tente. Dur dur d’enfoncer les sardines !

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Une réflexion au sujet de « Le Sud de la Grande Terre »

  1. Quelle belle végétation ! et les cascades !!!

    Impressionnant la foret noyée !

    Quelle belle vue pour déjeuner !

    Que de belles photos encore !!!!

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