Malacca – Bilan de la Malaisie

Du samedi 9 au lundi 11 novembre 2013

La nouvelle gare de bus de Kuala Lumpur pour le sud du pays est rutilante de modernité et de propreté. On se croirait dans un aéroport ! Il est très facile d’y acheter son ticket – d’autant plus que plusieurs bus partent tous les quarts d’heure pour toutes les destinations. Le trajet pour Malacca n’est pas trop long. A l’arrivée, nous nous renseignons sur les bus à destination de l’aéroport puis empruntons un bus de ville pour le centre. Nous trouvons sans difficulté un hébergement pour la nuit, non loin du quartier chinois.

CIMGP1858 CIMGP1855 CIMGP1883 CIMGP1874 CIMGP1881 CIMGP1871Malacca est une ville à l’histoire riche. On lui trouve de suite beaucoup de charme. Au XVIe siècle, sous l’impulsion des Portuguais, le port de Malacca est devenu un lieu stratégique dans le commerce de la soie et des épices. Une grande forteresse fut érigée. Il n’en reste aujourd’hui qu’une porte, la forteresse ayant été détruite par les Hollandais.

CIMGP1870Les marchands portugais ont apporté avec eux le catholicisme et ses missionnaires. Des églises ont été bâties, notamment l’église Saint-Paul, aujourd’hui en ruine. Elle est perchée en haut d’une colline dont la vue surplombe toute la ville et surtout le détroit de Malacca, l’une des routes maritimes les plus empruntées au monde. Nous apercevons les gros cargos au loin…

CIMGP1502Les Hollandais, déjà implantés en Indonésie, ont conquis Malacca en 1641. Ils ont a leur tour entrepris la construction de bâtiments devenus aujourd’hui emblématiques de la ville : l’église Christ Church, l’hôtel de ville, la tour de l’horloge.

CIMGP1845 CIMGP1886 CIMGP1885 CIMGP1848C’est sur la place de l’hôtel de ville que l’on peut emprunter un trishaw ! Ces cyclopousses sont d’un kitsch très élaboré : fleurs en plastiques, guirlandes lumineuses, poupées, peluches… sans oublier la sono retentissante !

CIMGP1892 CIMGP1890Malacca est aussi célèbre pour son marché de nuit où l’on trouve de tout : babioles, souvenirs, bijoux… et nourriture bien sûr !

CIMGP1819 CIMGP1817 CIMGP1823 CIMGP1814 cIMGP1812 CIMGP1815 CIMGP1873A Malacca se situent également les plus vieux édifices religieux du pays : temples Hindoux, Chinois et mosquées.

CIMGP1863 CIMGP1864 CIMGP1898Il a fallu patienter jusqu’au dernier jour de notre voyage en Malaisie pour rencontrer LE spécimen tant rêvé par Noémie. Il était simplement là…. sous nos pieds!

CIMGP1847 CIMGP1850Cette dernière étape, à l’image de la Malaisie, nous a beaucoup plu ! Mais il faut poursuivre le voyage : direction l’Indonésie !

CIMGP1904

Bilan de la Malaisie :

Lorsque nous avons réfléchi à l’itinéraire de notre tour du monde, nous n’avions pas coché la Malaisie dans la liste des pays que nous souhaitions visiter. C’est au moment d’effectuer les devis pour les billets d’avion que nous avons constaté que pour aller de Pnom Penh à Jakarta il fallait faire une escale à Kuala Lumpur. Nous avons alors décidé de transformer cette escale en étape ! La Malaisie, c’est donc la bonne surprise de ce début de voyage. Un pays au sujet duquel nous n’avions pas spécialement d’attente. Pour être honnête, à part les Petronas Towers, nous ne savions pas trop ce que nous allions y voir avant de plonger dans le guide ! Arnaud, le frère de Loïc, nous a également un peu aiguillés dans notre itinéraire.

Nous sommes passés du pays le plus pauvre d’Asie du Sud-Est au plus riche. Et croyez-nous, cela nous a un peu déstabilisés. Même si la Malaisie est un pays peu onéreux pour le voyageur (voir la page « budget » à ce sujet), nous nous sommes sentis moins « riches occidentaux » qu’au Cambodge et au Vietnam. Grâce à l’huile de palme et au pétrole, la Malaisie est un pays moderne au niveau de vie bien supérieur à celui de ses voisins. En résultent des infrastructures qui n’ont rien à envier à l’Europe, notamment en ce qui concerne le réseau routier et l’état des transports en commun.

La Malaisie est un pays cosmopolite où vivent ensemble trois communautés sans heurt apparent. Les Chinois bouddhistes, les Malais musulmans et les Indiens tamouls hindouistes offrent ainsi une palette de visages bigarrée et les coutumes et les styles vestimentaires se croisent au gré des quartiers et des restaurants.

CIMGP1501A nos yeux, les points forts de la Malaisie péninsulaire sont la faune et la flore exceptionnelles de ce pays. La jungle du Taman Negara en est l’emblème. Nous n’avons vu qu’une infime partie de cette immense forêt et pourtant ! Quel bel aperçu ! Nous saluons l’action entreprise pour préserver cette forêt primaire unique au monde. Malgré tout, on ne peut s’empêcher d’être en colère face à l’attitude du gouvernement malais et d’une grande partie de la population vis à vis de la protection de l’environnement. Survoler la Malaisie ou la traverser en voiture c’est comme se baigner dans des millions de litres d’huile de palme… Il y a des plantations de palmiers à huile absolument partout. C’est laid, néfaste pour la faune et la flore endémiques et mauvais pour la santé. Mais c’est une culture très lucrative ! Les Malais consomment des litres de cette huile. Ils sont gros, notamment les enfants. A la plage, nous avons croisé beaucoup de petits obèses… Notre guide aux Cameron Highlands nous disait qu’il y a un pic de maladies cardio-vasculaires actuellement… Alors certes, le Taman Negara est un lieu époustouflant… mais nous avons la sensation qu’il a été mis sous cloche et qu’on ne se souci pas de la nature dans le reste du pays. Comme au Cambodge, au Vietnam et en Chine, il y a des déchets partout : sacs plastiques, bouteilles, emballages de gâteaux… La saleté du monde nous gâche un peu notre voyage et on réalise qu’il faut que les mentalités changent ! Espérons que l’éducation à l’environnement se développe et qu’une prise de conscience se fasse parmi les populations.

Notre meilleur souvenir de la Malaisie restera indubitablement la fête de Deepavali chez Vasanthi ! Et dire que nous n’avions même pas prévu de nous arrêter à Ipoh… Face à la perspective d’enchaîner deux bus et un ferry puis de chercher un logement nous avons déclaré forfait et préféré nous reposer une nuit dans cette ville. Sans ce petit coup de fatigue, nous n’aurions rien vu de Deepavali. Et si nous avions pris nos tickets de bus pour le lendemain, nous aurions dû décliner l’invitation de Vasanthi… Quelle n’aurait pas été notre frustration ! Sans cette rencontre, nous aurions été seulement spectateurs des préparatifs de la fête. Là, nous avons eu la chance d’en être acteurs ! Les hasards rendent le voyage encore plus magique. Nous vivons au jour le jour, planifiant les étapes les unes après les autres. C’est une formidable sensation de liberté que de ne pas savoir où et avec qui nous serons le lendemain !

Bonus : Le « wild contest » Noémie vs Loïc

A vous de voter pour désigner qui de Noémie ou de Loïc a vu le plus de « potentiel sauvage » parmi les animaux croisés en Malaisie !

Quel animal vous aurait le plus effrayé ?! Lequel auriez-vous aimé croiser ?!

Noémie :

  • Deux « mouse-deer » (chevrotains) : Charmant petit mammifère croisé dans le Taman Negara, très difficilement observable car très craintif des humains et habituellement nocturne.

  • Un python : Observé aux Cameron Highlands, il mesurait plus d’1m50 et était plus gros qu’un poing. Il bronzait tranquillement au soleil à trois mètres de Noémie.

Loïc :

  • Un superbe serpent blanc arboricole avalant sa proie : installé dans un arbre près de la plage de Coral Bay à Pulau Pangkor, son ventre était gonflé par son repas. Long de près de 80 cm, il était très très très fin.

  • Un varan : il se baladait sur les rochers près de cette même plage. Loïc l’a observé marcher pendant de longues minutes.

Ensemble :

  • Les sangsues du Taman Negara

  • Les termites et fourmis géantes du Taman Negara

  • Les oiseaux de Pulau Pangkor

  • Le varan de Malacca

  • Les singes de la plage

  • Le scorpion mort sur la route de la plage

  • Le serpent vert et bleu à anneaux mort sur la route de la plage

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5 réflexions au sujet de « Malacca – Bilan de la Malaisie »

  1. Je vote aussi pour Noémie! Parce que les « mouse-deer », ce sont quand même des animaux très étonnants, et que j’aurais été effrayée d’avoir un python aussi prés de moi. Noémie, ou woman vs wild 😉

  2. 1 mois de retard … et bien bravo Klervi …
    Je vous souhaite donc ici une bonne année 2014 !
    Trop fort les trishaw !
    Beurk le varan !

    Je vote Noémie et son python beurk !

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